Gouvernement d’union nationale : Haniyeh pose des conditions





Le Quotidien-Agences Le Premier ministre palestinien issu du Hamas Ismaïl Haniyeh a posé hier une série de conditions qui risquent de compromettre la formation d'un gouvernement d'union nationale regroupant le Hamas et le Fatah. Dans une allocution devant des fidèles dans une mosquée de Gaza, Haniyeh a insisté sur la présence d'un représentant de son parti à la tête de ce gouvernement, ainsi que sur la libération préalable de "tous les ministres et députés" du parti islamiste arrêtés par Israël le 29 juin. Il a affirmé qu'un tel gouvernement ne pourrait voir le jour avant la levée du "siège" imposé par l'armée israélienne à la Bande de Gaza, où elle poursuit des opérations militaires depuis le 28 juin. "Il n'y aura pas de gouvernement d'union nationale tant que les ministres et responsables élus se trouveront dans les prisons israéliennes", a déclaré Haniyeh. "Ils doivent tous être libérés, en particulier Aziz Doweik", le président du Parlement palestinien, arrêté le 5 août. "Tout gouvernement doit insister sur la fin du siège (de la Bande de Gaza) car la raison de ce siège est que le gouvernement est dirigé par le Hamas", a-t-il insisté. Haniyeh a également insisté sur le fait que "tout gouvernement (d'union nationale) doit être fondé sur la base des résultats des élections législatives palestiniennes" de janvier 2006, et présidé par un membre du Hamas, parti qui avait largement remporté le scrutin. Enfin, Haniyeh a affirmé qu'aucun responsable impliqué dans des affaires de corruption ou accusé de corruption ne pourrait faire partie d'un éventuel gouvernement d'union nationale comprenant le Hamas. Le Premier ministre et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont fait état mercredi de progrès en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale regroupant les islamistes et le Fatah. L'objectif de la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, que Abbas appelle de ses vœux, est de trouver une issue à la crise que traverse l'Autorité palestinienne depuis plusieurs mois. Il s'agit en particulier d'obtenir la reprise, au moins partielle, des aides financières à l'Autorité palestinienne, notamment celles de l'Union européenne, qui ont été suspendues après l'arrivée au pouvoir du Hamas.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com