Doujaïl : Le procès de Saddam Hussein dans sa dernière ligne droite





Le Quotidien-Agences Le procès du président irakien déchu Saddam Hussein et de sept coaccusés dans l'affaire de Doujaîl entre dans sa dernière ligne droite avec le début demain des plaidoiries de la défense. A la reprise du procès devant le Haut tribunal pénal irakien à Bagdad, la défense sera privée de l'un de ses piliers, l'avocat Khamis al-Obeidi, enlevé par des hommes armés et assassiné à Bagdad le 21 juin. Lors de la dernière audience du procès tenue le 19 juin, huit mois jour pour jour après son ouverture, le procureur général, Jaafar al-Moussaoui, a requis la peine de mort contre l'ex-président. Il a requis la même peine pour Barzan al-Tikriti, le demi-frère et ancien patron du renseignement et l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan. Pendant une partie des 35 audiences du procès, le parquet a tenté de prouver la responsabilité directe des anciens dirigeants dans l'affaire, tandis que la défense et les accusés se sont employés à la décrire comme une réaction normale à une tentative d'assassinat contre un président en exercice. La défense a également tenté de remettre en question la légitimité du tribunal et de prouver le caractère politique de la procédure et, selon les spécialistes, elle perd avec la disparition de l'avocat Khamis al-Obeidi un atout majeur. Ce troisième avocat assassiné depuis le début du procès "suivait l'affaire dès le début et en connaissait tous les détails. Son assassinat, au moment où la défense prépare sa plaidoirie, est un coup très dur pour cette dernière", a ainsi estimé Nehal Bhuta, qui observe le déroulement de la procédure pour Human Rights Watch, une organisation des droits de l'Homme basée à New York. Son assassinat a provoqué une brève grève de la faim de protestation de Saddam Hussein et de certains de ses codétenus et des appels à la protection des acteurs de ce procès, le premier et le moins significatif contre les dirigeants de l'ancien régime. Le 27 juin, le Haut tribunal pénal a annoncé que l'ancien président sera jugé à partir du 21 août pour "génocide" de Kurdes, en référence à l'opération Anfal, un déplacement massif de population qui avait fait plus de 100.000 morts également dans les années 1980. Ceci étant et selon les statuts du tribunal, les accusés ont le droit de faire appel du verdict qui sera prononcé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com