Night in Tunisiana : … Et le relais est assuré





Les quais de la Marina-Yasmine Hammamet vont prendre du 19 au 21 juillet des couleurs. Des couleurs encore plus vives voire plus fluorescentes que l’an dernier avec du jazz and blues des grands, à en battre le plein et la caravane de succès de continuer son petit bonhomme de chemin. Les friands et fins connaisseurs de ce genre musical ne vont certainement pas avoir le blues. Loin de là. Trois soirées de suite seront constellées jusqu’à l’orée du jour. Avec des noms aussi connus que les George Clinton, Blues Brothers Band, JBS Divas, Gwen McGrae, Martha High, Roy Ayers, Big Joe Turner et les autres, on s’y attend à des nuits toutes blanches, flamboyantes et endiablantes. Ca promet et on l’espère de tout cœur. Car vu la bonne organisation, il n’y a pas lieu à ce que le contraire se passe. L’an dernier, nous avons eu déjà l’échantillon heureux. Des ambiances qui ont frappé notre mémoire par les signes du succès et dès la première bougie. Ce night in Tunisiana est un mini-festival lancé en 2005 par Scoop Organisation avec la complicité de sa douce et fidèle moitié Tunisiana et le soutien de la Fédération Régionale de l’Hôtellerie, l’ONTT, la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie et des autorités régionales. Qui souhaitent élargir la manifestation au-delà de Hammamet et “propager” le rythme enthousiaste dans tout les coins et recoins du Cap-Bon. Et pourquoi pas! “Night in Tunisiana” est venu bousculer les routines sur les côtes les plus fréquentées du pays. Bien vu. Et bien vécu, puisque on a eu l’expérience et le festival est né à temps pour combler quelque part un vide culturel et artistique dans la région. Sur toute l’étendue de la Marina, pas de siège devide. Pas l’ombre d’une place vacante pour pouvoir bien bouger . Ici on y répète en chœur les refrains d’une musique légendaire. Celle de l’Afrique et de l’Amérique en bonnes noces et on y danse à souhait. On y danse sans arrêt et les artistes de fondre dans la foule. C’était ainsi le Night in Tunisiana, à sa première session. Qui a créé l’événement cinq soirs durant. Pour la seconde Night in Tunisiana, il n’y aura pas de chiffre cinq. Mais seulement trois veillées de suite qui se prolongeront avec les “Blues club” tout en notes bariolées de tous les sens, les sensibilités et les émotions. “J’ai voulu faire de Night in Tunisiana, un festival court, concis et avec des moments forts et il n’y a pas de quoi le prolonger bêtement avec du fourre-tout et du remplissage lassant. L’essentiel, c’est d’offrir le bon produit et de l’exclusif. C’est-à-dire la crème de la crème qui peut exister dans le paysage artistique international”, tient à confirmer Mourad Matheri, le patron de Scoop Organisation à chaque fois qu’on le croise. * Récidive heureuse Pour l’ouverture, pas de doute, ça va s’auréoler avec le psychédélique et charismatique, George Clinton, le roi de la Funk avec tout son cortège de the Parliament Funkadelic all stars. Le 19 juillet sera une soirée dédiée avec joie à une musique des années soixante et soixante-dix et même quatre-vingt. C’est du funk et du soul où on a osé quelques touches insolites, étonnantes et qui ne rejettent pas les tendances modernes des rappeurs. 20 juillet. Ici Marina aux airs à la rois irrésistibles et chatoyants avec Les Blues Brothers, réputés d’une rare harmonie. Leurs voix vont surgir et rugir des profondeurs océaniques de notes musicales. Ce groupe de “brothers” impressionne avec surtout les “Everybody needs somebody to love”, “Gimee somme lovin”, “Sweet Home Chicago” et autres “jailhouse rock”. Et pas de temps de pause pour la soirée qui suit et l’honneur est aux femmes. Martha High, une JB’s Diva affirmée et confirmée, qui a connu des années de gloire auprès de James Brown pendant au moins trois décennies de chant. Puis elle lève la voix avec Gwen McGrae, sans scepticisme aucun. Noir c’est noir et le Blues et le Gospel de nous tenir en otages. Et la nuit de s’allonger et de s’étirer agréablement avec un Roy Ayers le légendaire, un artiste des plus samplés au monde. Avec lui, on traverse le temps et les générations sans être labourés par les rides ou même froissés par les ridules. Le “Blues Club” qui va se tenir au Dana Club de l’hôtel Le Royal - Yasmine Hammamet est une nouvelle formule alléchante, séduisante à plus d’un titre des couche-tard qui veulent profiter pleinement de la pleine lune et croquer sans modération des nuits endiablantes et endiablées. Cette formule aux bonnes recettes a déjà bien marché lors de l’autre festival qu’organise Scoop Organisation et compagnie, “Jazz à Carthage” du printemps. Une petite évasion sur les côtes du Cap-Bon en vaut la peine et l’escapade au goût de la mixture et de la marque de fabrique est à ne pas sauter. Pensez-y et vous ne le regrettez pas! Zohra Abid


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com