Robes de mariage : Les prix ne font pas dans la dentelle





La robe ou Keswa du mariage est un “mal” nécessaire. Aussi chère qu’elle soit, elle reste indispensable pour le jour “j”. Si les bourses trouvent du mal à jongler avec leurs budgets, les goûts n’ont rien à reprocher aux doigts d’or. Car il y en a pour tous les goûts. Tunis - Le Quotidien En été, tous les feux sont braqués sur les mariages. Ils font partie intégrante des plus grands moments de cette saison. Mais pour célébrer une pareille fête, il faut d’abord répondre à une série d’exigences qui varient d’un couple à un autre. Et c’est la robe de mariée qui figure parmi les priorités des futures épouses. D’un côté, celle-ci doit être sublime et à la hauteur du plus beau jour de la vie. Et d’un autre côté, elle ne doit pas affecter le budget “nuptial”. Mais cette question de prix n’a pas de véritables solutions. C’est un “mal” incontournable. En ce moment, les magasins de robes de mariées sont nombreux, et offrent un grand éventail de choix. Malgré cette concurrence, la fourchette des prix est restée la même. Il faut débourser entre cinq cents et trois mille dinars pour une belle robe. Et un peu moins que cinq cents dinars pour une robe déjà portée. Bab Souika est le quartier des costumes de mariage par excellence. Ici, la majorité des mariées passent leurs commandes : “on essaie de satisfaire nos clientes et de maintenir la qualité de notre produit”, affirme Soufia, employée dans l’un des deux plus grands salons d’exposition de robes à Bab Souika. Car, la concurrence est visiblement prononcée entre deux noms. Chacune des deux spécialistes de la location des robes traditionnelles et modernes des mariées, s’évertue à placer la barre au plus haut : “le prix dépend du modèle. C’est normal vu que la qualité se paie. Plus on cherche le modèle récent ou alors flambant neuf, plus le prix augmente. Certes, on cherche à faire plaisir aux futures mariées en leur accordant des remises. Mais, on ne peut pas dépasser un certain seuil”, ajoute Soufia. Dans l’autre royaume des robes de mariage, c’est pratiquement le même discours qu’on entretient. On défend la qualité et la renommée du produit : “on ne peut pas se permettre de brader les pièces de qualité. D’ailleurs, dans nos traditions, on ne travaille pas avec la camelote. Notre clientèle le sait pertinemment et sait d’ores et déjà à quoi s’attendre”, explique Hédia, vendeuse dans le magasin. * Pour tous les goûts Excepté le facteur “prix” qui risque de “saler” l’histoire, les magasins des robes de mariage sont magiques. Ca brille de partout. Et c’est digne de ce que la plupart considèrent toujours comme le plus beau jour de leur vie. Si la robe blanche est aujourd’hui la tenue vedette du jour “j” célébré souvent dans les mairies, la “keswa” ne perd pas de sa superbe. Aussi bien Soufia que Hédia s’accordent à dire que les traditionnelles “Fouta” et “Blouza” sont encore prisées : “beaucoup louent la keswa pour honorer le rituel de la “Outiya”. Bien sûr, d’autres vont la louer pour le mariage quand elles prévoient une grande fête et non pas une signature de contrat à la mairie”. Pour cet été, et comme d’habitude, il y aura des robes de mariée pour tous les goûts. Car l’innovation est devenue une monnaie courante chez ces doigts d’or. A la mousseline, au tulle, à la soie, à la dentelle, à l’organsin, au Kountil, et au fil d’argent, rien ne change. Ce sont les modèles qui prennent des formes plus modernes ou plus légères : “pour 2006, j’ai, en effet, opté pour une robe légère. Cela ne lui enlève rien à son élégance. C’est plutôt un choix qui tend à satisfaire les mariages dans les mairies. Ces robes sont plus pratiques et restent une bonne alternative pour les jeunes mariées qui ne sont pas attirées par la keswa traditionnelle”, souligne une styliste. La confection des robes modernes n’empêche pas notre interlocutrice de préserver la partie traditionnelle de son atelier : “la keswa est toujours d’actualité. On essaie de moderniser les modèles mais sans altérer le costume traditionnel. Pour cela, on utilise forcément les mêmes matières”, ajoute-t-elle. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com