Arbitrage : En marge du récent Mondial : des zones d’ombre, malgré tout !





Le Mondial, dans sa 18ème édition, a désormais vécu consacrant le quatrième triomphe des Azzurri après ceux de 1934, 1938 et 1982. Mais qu’en reste-t-il finalement de ce tournoi quadriennal ? De belles images, bien entendu, des moments de grandes émotions, sinon historiques, pour certains. Des souvenirs impérissables également, pour d’autres joueurs, techniciens, staffs médicaux, responsables, spectateurs et téléspectateurs ont tous vibré tout au long de la compétition au rythme de la balle ronde. Tous n’avaient d’yeux que pour cette boule en cuir, littéralement hypnotisés par ses caprices et ses «sautes-d’humeur», dont ont été victimes, particulièrement, les arbitres qui ont été les premiers à la supporter. L’arbitre, un des plus importants maillons de ce sport universellement prisé, ce mal-aimé ou plutôt le souffre-douleur de ce football, aura été comme à l’accoutumée au centre de toutes les controverses. Certains, de ces hommes en noir, n’ont d’ailleurs pas fait long feu. Un petit tour, puis... s’en vont ! A l’instar bien évidemment des Africains, Issam Abdelfattah en tête et d’autres, issus de l’Amérique du Nord ou de l’Asie. Seul Coffi Codjia, le Béninois, a survécu au premier tour, mais pour assister à la suite de la compétition en spectateur ! Parmi ceux qui se sont particulièrement distingués, on peut avancer les noms du Mexicain Archundia, de l’Italien Rosetti, de l’Allemand Merk et de l’Argentin Elizondo. Ce dernier, en particulier, s’est mis en évidence, ne serait-ce que pour avoir bénéficié de la confiance de la FIFA qui l’a désigné et pour l’ouverture et pour la clôture. Une première du genre pour l’Argentin qui en était par ailleurs à son second Mondial consécutif. D’après les observateurs et autres connaisseurs c’est pourtant le Mexicain Benito Archundia qui a laissé les meilleures impressions ayant dirigé avec une certaine aisance les confrontations qu’il a dirigées. Viennent ensuite l’Italien Rosetti et l’Allemand Mark. Tous deux ont pu également tirer leur épingle du jeu ayant été parmi les mieux notés. Le Transalpin n’était pourtant pas parmi les vingt-trois arbitres désignés au départ. Il a profité de l’absence de son compatriote Massimo De Santis retiré, la veille du démarrage du Mondial par la fédération italienne, à la suite de l’affaire des matches arrangés. En tout cas, la majorité des arbitres désignés ont fait preuve de fermeté suivant ainsi à la lettre les consignes de la commission d’arbitrage de la FIFA. Certains en ont même rajouté, notamment à l’encontre des sélections africaines, à l’instar du Paraguayen Carlos Amarilla qui a lésé le Togo, lors de son match face à la Suisse, et la Tunisie au cours de sa dernière sortie face à l’Ukraine. Mais grosso modo, on peut dire que le bilan aurait été satisfaisant dans l’ensemble... Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com