Le gouvernement libanais face à des choix difficiles





Le Quotidien-Agences Le gouvernement libanais, confronté à la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah et à l'embrasement du Liban sud, se retrouve plus démuni que jamais face à la volonté d'Israël de punir le Liban et à celle du mouvement chiîte d'agir à sa guise. Pour châtier le Liban, coupable à ses yeux d'abriter le Hezbollah qui fait partie du gouvernement, Israël a lancé sa plus grande offensive depuis 10 ans visant les infrastructures du pays, sans épargner la population civile. Réuni en urgence mercredi soir, le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora a tenu à se démarquer de l'opération du Hezbollah, au risque de nouveaux tiraillements au sein du cabinet de coalition où le parti chiîte est minoritaire mais occupe une place importante aux côtés de la majorité anti-syrienne. "Le gouvernement libanais n'est pas responsable" de la capture de deux soldats israéliens et "ne fait pas sienne" cette opération, a déclaré le ministre de l'Information Ghazi Aridi. Cette position du gouvernement a fait l'objet de réserves de la part des ministres du Hezbollah. Accentuant les dissensions au sommet du pouvoir, le président libanais Emile Lahoud, proche de Damas et du Hezbollah, a pour sa part renouvelé son appui à la lutte armée du parti chiîte contre Israël.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com