47 civils tués dans des raids israéliens : Guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah





Israël a bombardé hier matin l'aéroport de Beyrouth et mené plusieurs raids aériens contre le sud du Liban, faisant 47 morts parmi la population civile, dont des dizaines d’enfants, au lendemain de la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Le mouvement chiîte a riposté par des dizaines de tirs de roquettes sur le nord d'Israël, qui ont fait au moins un tué et 91 blessés. Le Hezbollah a menacé de bombarder Haïfa Le Quotidien-Agences Plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux touristes, quittaient le Liban par l'unique voie possible, la route vers la Syrie, après que l'armée israélienne a annoncé un blocus, notamment aérien et maritime, contre le Liban "jusqu'à nouvel ordre dans le cadre des opérations menées pour récupérer ses deux soldats". L'aéroport international de Beyrouth a été bombardé et fermé au trafic. Plusieurs vols ont été déviés sur Larnaca (Chypre) et Damas après la chute de deux obus à l'aéroport de Beyrouth. Selon le ministre libanais des Transports, Mohamad Safadi, l'aéroport pourrait rouvrir dans 48 heures. Selon des sources policières et hospitalières libanaises, 47 civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et 29 autres blessés dans le sud du Liban, depuis l'aube d’hier dans les raids aériens israéliens qui ont visé plusieurs villages. Un imam chiîte, son épouse et ses huit enfants, ont ainsi été tués dans leur maison dans le village de Doueir. A Baflay, dans la région de Tyr, sept membres d'une même famille ont été tués aussi à leur domicile. Il s'agit de l'opération militaire israélienne la plus importante contre le Liban depuis les "Raisins de la colère", opération qui visait déjà le Hezbollah et avait fait 175 morts, essentiellement des civils, au printemps 1996. L'Etat hébreu a retiré son armée du sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation. * Al-Manar visée Dans la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah, le mouvement chiîte a indiqué qu'un missile avait touché un immeuble abritant des locaux d'Al-Manar, sa chaîne de télévision, blessant trois de ses employés. Le mouvement chiîte a riposté par des dizaines de tirs de roquettes sur le nord d'Israël, qui ont fait au moins un tué et 91 blessés et détruit une base stratégique israélienne. Par ailleurs,la Résistance islamique, branche armée du Hezbollah chiîte libanais, a annoncé dans un communiqué avoir tiré hier des fusées de longue portée de type "Raad-1" sur une base aérienne israélienne dans le nord de l'Etat hébreu, qui a été "touchée de plein fouet", selon le texte. "Dans le cadre de sa réponse aux massacres et agressions israéliens, la Résistance islamique a, pour la cinquième fois, bombardé la base aérienne israélienne de Jabal Meyroun avec des fusées de type Raad-1, qui l'ont touchée de plein fouet", indique le texte. Le Hezbollah a également menacé de bombarder la ville israélienne de Haïfa et ses environs si Beyrouth ou sa banlieue sud étaient pris pour cible alors que le chef d'état-major israélien, le général Dan Haloutz, a affirmé que "rien n'était à l'abri" au Liban. Dans l'est du Liban, des raids ont visé un lieu de prière chiîte à Budaï, près de Baalbeck, puis une colline proche, où un relais d'Al-Manar a été détruit et un militant du Hezbollah tué. En outre, l'armée israélienne a indiqué avoir effectué une quarantaine de raids au Liban durant la nuit, qui ont visé notamment plusieurs ponts au sud de Beyrouth. Israël a affirmé que le blocus contre le Liban se poursuivra jusqu’au dénouement de la crise alors qu’un porte-parole israélien a dit craindre le transfert des deux soldats par le Hezbollah vers l’Iran. L’Iran a catégoriquement démenti un tel transfert. Les bombardements israéliens ont été déclenchés avant-hier après la capture par le Hezbollah libanais de deux soldats israéliens à la frontière. Lors de cette journée, le Hezbollah a affirmé avoir eu un mort dans ses rangs, et Israël a annoncé la mort de huit de ses soldats. Mercredi soir, le gouvernement israélien a donné son feu vert à une riposte militaire au Liban, qui, selon le ministre israélien de la Justice Haïm Ramon, allait payer "le prix fort pour l'acte de guerre que constitue" la capture des deux soldats.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com