Affaire des matchs truqués du Calcio : Pas de clémence ou d’amnistie pour cause de Coupe du monde





La victoire de l'Italie en Coupe du monde ne doit pas susciter de clémence ou entraîner une amnistie dans l'affaire du scandale des matches truqués du Calcio, a estimé le principal enquêteur mandaté par les autorités du football italien, Francesco Saverio Borrelli. "Je pense que le processus disciplinaire en cours ne doit avoir aucun lien avec la victoire en Coupe du monde", a-t-il expliqué, cité par l'agence de presse italienne Apcom. Les sept magistrats jugeant le volet sportif du scandale des matches truqués dans le championnat de football italien se sont retirés le 7 juillet pour délibérer, après cinq jours complets de débats. Cesare Ruperto, président du tribunal du sport installé au Stade olympique de Rome, a déclaré que les délibérations pourraient prendre jusqu'à 15 jours, mais le verdict est attendu cette semaine. Quatre clubs (Juventus, Milan AC, Fiorentina et Lazio Rome) et 26 personnalités du monde du football - dont des arbitres, mais pas de joueurs - sont jugés pour corruption et infraction à l'éthique sportive. Suspectée d'être au coeur d'un vaste système de corruption, grâce auquel elle influençait les désignations d'arbitres et obtenait de ceux-ci des décisions favorables dans le jeu, la Juventus de Turin pourrait être reléguée en Serie C (troisième division) et être privée de ses deux derniers titres de championne. La relégation en Série B a été requise à l'encontre du Milan AC, de la Fiorentina et de la Lazio. Pendant le procès, l'avocat de la Juventus de Turin a estimé qu'une rétrogradation en Serie B serait une sanction "convenable". Parallèlement au procès sportif, les parquets de Naples, Rome, Parme et Turin mènent une enquête pénale pour des suspicions de fraudes, paris illégaux et manipulations de comptes. Les éventuelles mises en examen ne devraient pas intervenir avant plusieurs mois. La semaine dernière, avant la victoire de l'Italie aux tirs au but face à la France, le ministre italien de la Justice Clemente Mastella avait critiqué la justice sportive et suggéré la possibilité d'une amnistie. "Une amnistie en cas de victoire à la Coupe du monde? Le gouvernement ne peut pas s'en mêler, mais je pense que les supporters la demandent", notait-il.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com