Israël bombarde aéroports, ponts, routes et quartiers : Le Liban assiégé, la tête de Nasrallah réclamée





Le Chef du Hezbollah sain et sauf après le bombardement de sa maison La Résistance détruit une frégate israélienne Israël a intensifié et étendu hier ses raids destructeurs au Liban, soumis à un blocus aérien, maritime et terrestre quasiment étanche, menaçant de mort le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et allant jusqu’à bombarder sa maison. La Résistance a, pour sa part, détruit une frégate israélienne. Le Quotidien-Agences Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a autorisé à frapper plus d'objectifs au Liban, après le tir sans précédent de roquettes sur Haïfa, la troisième ville d'Israël située à une quarantaine de km de la frontière commune. L'offensive israélienne a été lancée le 12 juillet après une attaque du Hezbollah à la frontière qui s'est soldée par la capture de deux soldats israéliens et la mort de huit autres. L'opération israélienne a fait plus de 60 morts et 165 blessés au Liban depuis mercredi. Mettant les menaces d'Israël à exécution, des chasseurs-bombardiers israéliens ont tiré hier des missiles sur un quartier où se trouve le commandement du mouvement chiite dans la banlieue sud de Beyrouth. L'aviation, l'artillerie et la marine israéliennes ont détruit 21 ponts, coupé des routes, incendié des dépôts de carburants de la centrale électrique de Jiyé, sur le littoral au sud de Beyrouth. La défense anti-aérienne est entrée en action. A sept reprises dans la nuit de jeudi à vendredi la route internationale Beyrouth-Damas, comme l'avaient craint de nombreux Libanais, a été bombardée et coupée à la circulation. Hier vers 11h00 (08H00 GMT), l'aéroport international de Beyrouth, fermé depuis un premier bombardement, a été de nouveau visé par l'armée israélienne. L'aviation israélienne a bombardé par la suite pour la troisième fois la banlieue sud de Beyrouth, où se trouve le quartier général du Hezbollah, a annoncé la télévision du mouvement chiîte, Al-Manar. "Des avions israéliens ont bombardé en fin d'après-midi le quartier de Haret Hreik", qui abrite plusieurs bureaux du Hezbollah, dont celui de son chef, cheikh Hassan Nasrallah. La maison de Cheikh Nasrallah a par la suite été bombardée mais le Chef chiîte en est sorti sain et sauf. Ont également été touchés, l'aéroport militaire de Rayak (est près de la frontière syrienne), un camp palestinien pro-syrien à proximité, des bases du Hezbollah et de l'armée libanaise et de nombreuses habitations. * Solutions de rechange Face à ce quasi blocus du Liban vendredi, des passages par la montagne semblaient être les derniers liens possible pour quitter le pays. Les longs cortèges de population et touristes en fuite se sont retrouvés bloqués sur l'axe international Beyrouth-Damas, que plus de 12.000 ressortissants du Golfe avaient réussi à emprunter jeudi. Les Libanais se sont retrouvés comme aux pires heures de leurs 15 ans de guerre, sans électricité y compris dans la capitale où plus de la moitié des commerces avaient baissé leurs rideaux. L'aviation israélienne a largué des tracts appelant les Libanais à éviter les lieux où se trouve le Hezbollah. Mais le Hezbollah continuait hier de tirer des roquettes sur le nord de l'Etat juif et une nouvelle salve s'est abattue dans la matinée et une seconde en début d'après-midi, faisant au moins huit blessés. La veille, une centaine de roquettes avaient été tirées sur une vingtaine de localités, tuant deux civils israéliens et faisant une centaine de blessés. Le Hezbollah s'est servi pour la première fois de roquettes Raad 1 de longue portée, qui ont atteint profondément le territoire israélien. Des échanges de tirs opposaient hier l'armée israélienne et le Hezbollah à la frontière. Niant avoir attaqué Haïfa, le Hezbollah a juré de venger les "massacres" de civils libanais, alors que le ministre israélien de l'Intérieur Ron Bar-On a menacé de mort Hassan Nasrallah, le chef du mouvement, fer de lance de la résistance anti-israélienne dans le sud du Liban. Le ministre de la Justice Haïm Ramon a dit qu'Israël combattrait le Hezbollah par les mêmes moyens que ceux "utilisés par les Américains contre Oussama Ben Laden", ou par les Russes "face aux terroristes tchétchènes". Face à l'aggravation de la crise, le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir vendredi en urgence, à la demande du gouvernement libanais qui a demandé "un cessez-le-feu immédiat". Washington a autorisé les personnels diplomatiques et leurs familles à quitter le Liban. ________________________________ Olmert pose trois conditions à un cessez-le-feu au Liban Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a posé hier trois conditions à un cessez-le-feu au Liban: la libération de deux soldats enlevés, l'arrêt des tirs de roquettes et l'application d'une résolution des Nations unies sur le désarmement du Hezbollah. "Le Premier ministre est prêt à cesser nos opérations au Liban si le Hezbollah libère nos deux soldats, cesse ses tirs de roquettes et si le gouvernement libanais se décide à appliquer la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU", a affirmé Miri Eisin, porte-parole du gouvernement. ________________________________ Selon un journal britannique : Le Hezbollah peut atteindre Tel-Aviv Londres-Agences Le Hezbollah, le mouvement chiîte fer de lance de la résistance anti-israélienne au Liban sud, disposerait d'une centaine de missiles d'un rayon d'action d'environ 150 km, de nature à lui permettre de frapper des villes israéliennes comme Tel Aviv, selon le Jane's defence weekly. Citant des sources au sein des services de renseignements israéliens, l'hebdomadaire britannique spécialisé dans les questions de défense estime que le Hezbollah aurait amassé de 10.000 à 15.000 missiles, qui lui auraient été fournis par la Syrie et l'Iran. Parmi eux, le Fajr-5, de fabrication iranienne, aurait un rayon d'action de 75 km environ, ce qui lui permettrait d'atteindre la ville israélienne d'Haïfa. Quant au Zelsal-1, d'un rayon d'action estimé à 150 km, il serait assez puissant pour atteindre la capitale israélienne. "Pour autant que l'on sache, le Hezbollah n'a jamais lancé aucun de ces missiles" Fajr-5 ou Zelsal-1, a cependant précisé Ed Blanche, correspondant du Jane's au Proche-Orient, dans un article publié le 5 juillet. Dans cet article, le Jane's rappelle également les propos d'Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, le 23 mai, selon qui son mouvement disposerait de 12.000 missiles. "Aucun de ces chiffres n'est cependant vérifiable", précise l'hebdomadaire britannique spécialisé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com