Congrès extraordinaire du PSL : Mondher Thabet aux commandes





Le congrès extraordinaire du Parti Social Libéral (PSL) qui s’est tenu hier, à Tunis, a pris les allures d’un véritable “accouchement par césarienne”. D’autant plus qu’il marque la fin d’une période très sombre de l’histoire de cette formation d’obédience libérale. Tunis - Le Quotidien Le coup d’envoi des travaux du congrès placé sous la devise de la “réconciliation et du salut”, a été donné hier vers le coup de 11 heures par la présentation de la motion générale. Cette dernière insiste sur l’importance des enjeux du congrès extraordinaire qui “marque la fin d’une période obscure de l’histoire du parti”, et annonce une réforme structurelle de nature à redorer le blason de l’unique formation d’obédience purement libérale en Tunisie. Prenant la parole, M. Mondher Thabet, ancien membre du Bureau politique et une des victimes de la redoutable machine disciplinaire de M. Mounir Béji, président démissionnaire du parti, a souligné que le PSL passe actuellement par une étape transitoire qui jettera les bases d’un véritable parti libéral dynamique et agissant. “Le congrès extraordinaire constitue, à cet égard, une équation qui réunit les conditions légales et la volonté politique”, a-t-il indiqué. Côté élections, M. Mondher Thabet a été élu à l’unanimité secrétaire général par les congressistes. Sa candidature a été proposée par le Comité préparatoire du congrès extraordinaire. Une liste consensuelle composée de huit candidats au Bureau politique a été également approuvée unanimement par les congressistes. Le nouveau Bureau politique du parti se compose de MM. Mohsen Nabli, Abderrahmane M’laoueh, Larbi Ben Ali, Jameleddine Ben Yahia, Chiheb Lariani, Mohamed Anis Lariani, Mourad Maâtoug et Tahar Kéfi. * Légitimité Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue juste après la clôture des travaux du congrès, le nouveau secrétaire général du PSL a fait remarquer que la nouvelle direction du parti constitue une “équipe harmonieuse” capable de tirer un trait sur les dissensions à répétition qui ont relégué le projet politique de cette formation libérale au second plan. “Ce congrès représente un premier pas sur la piste d’une réforme structurelle dont les principaux axes sont la mise en place d’un Conseil national et d’un comité de cadres regroupant les secrétaires généraux des fédérations et les compétences du parti”, a-t-il ajouté. En ce qui concerne la situation de l’ancien président du parti, M. Thabet a précisé qu’aucune décision n’a été prise à ce propos par le congrès en indiquant que M. Béji qui a eu le mérite de fonder le PSL en 1988 a perdu toute présence effective au sein des structures du parti. Dans ce même ordre d’idées, il a signalé que la nouvelle direction du parti est en mesure de s’acquitter convenablement de sa mission. D’autre part, M. Thabet a déclaré que le congrès extraordinaire est on ne peut plus légal tout en insistant sur le fait que le PSL devrait désormais repartir de zéro comme s’il venait d’être légalisé. Et c’est pour cette raison d’ailleurs qu’il a appelé l’opinion publique et la presse nationale à se montrer compréhensives et accorder à la nouvelle direction l’opportunité de reconstruire le parti ... Walid Khefifi __________________________ Les-à-côtés du congrès “Par ces temps de retour en force du discours colonialiste et de grande instabilité à l’échelle mondiale, nous avons besoin d’un Etat fort et démocratique. Et c’est le Président Ben Ali qui symbolise cette équation”. C’est en ces termes que le nouveau secrétaire général du PSL a éclairé la lanterne sur la ligne politique future du parti. Le nouveau Bureau Politique ne compte que quatre membres du Bureau Politique sortant (MM. Chiheb Lariani, Mourad Maâtoug, Mohamed Anis Lariani et Taher Kéfi). Trois des sept membres qui avaient retiré, en avril dernier, leur confiance au président démissionnaire du parti ont changé de camp quelques jours seulement avant la tenue du congrès. *Le nombre des congressistes a été de l’ordre de 75. Ce nombre a été calculé sur la base de cinq congressistes pour chaque fédération. * Les travaux du congrès n’ont duré, chronomètre en main, que 30 minutes. * M. Mondher Thabet a annoncé dans les coulisses qu’il pèsera de tout son poids pour assurer le retour du Dr. Hosni Lahmar au bercail. “Après tout, il est l’un des rares cadres du PSL qui ambitionne de devenir un parti de cadres”, a-t-il indiqué. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com