Casting de la Starac Maghreb : Le rêve de la célébrité fait courir les jeunes Tunisiens





Ils viennent de tous bords et ne rêvent que de devenir des stars. Ils tentent leur chance devant le jury de la première star académie Maghreb I. Décidément, la vie dans le «château» en vaut la chandelle. Tunis - Le Quotidien Ils ont tous un seul rêve: Réussir cette épreuve et accéder à la célébrité. Cette fois-ci, ils ne partiront pas à Beyrouth pour flirter avec le show biz, car toutes les séquences de la Star Academy Maghreb I, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, se dérouleront en Tunisie. Tous ces jeunes qui sont venus nombreux au Sheraton se voient déjà dans le Château qui ouvrira ses portes à quatorze candidats à partir de la mi-octobre. Certains sont arrivés à l’aube ou tard dans la nuit et ont passé le reste du temps dans le parking de l’hôtel. Tout s’est arrêté pour eux.. Ils n’ont d’yeux que pour le casting. A les voir faire la file, ils semblent sur une autre dimension. D’une part, ils rêvent de l’aventure. Et d'autre part, ils doivent affronter avec brio la réalité du test qui les attend. Devant l’hôtel , de petits groupes se sont réunis hier pour attendre les leurs qui sont en train de passer l’épreuve. Il y a aussi certains parents qui s’impatientent à côté de leurs voitures. Beaucoup d’agents de sécurité et de police supervisent les différentes étapes. Rien n’est laissé au hasard. La foule est répartie sur des files de dix personnes. Celles-ci sont contrôlées. Et chaque fois, un groupe avance jusqu’à l’intérieur où le moment crucial l’attend. Sous ce préau qui abrite les candidats, on entend de tout. Les uns essaient leurs cordes vocales. Les autres plaisantent et rigolent pour ne pas se laisser aller à la pression. Certains engagent des discussions sur les critères de sélection. Et d’autres préfèrent garder le silence afin de mieux se concentrer. * Destination Château Hanène Hammami a 18 ans. Elle vient de Ben Arous. Elle n’a rien d’extravagant comme la plupart des candidates. Celles-ci ont choisi de mettre ce qu’elles ont de plus sexy et de moins couvert. Mais Hanène est habillée en jupe longue marron et tee-shirt jaune avec des manches trois-quart. Ses cheveux sont attachés et elle n’est pas maquillée. Elle est parmi les rares qui ne sont pas branchées: «Je pense que j’ai une belle voix. Je rêve de chanter depuis mon enfance et j’espère que je serai admise. Si je rate cette chance, je ne sais pas comment je vais réagir», dit-elle. A sa sortie du casting, elle ne sait pas quel sera son sort. Elle a toujours peur surtout qu’elle n’a pas de carte d’identité nationale. Elle l'a perdue et elle craint que les organisateurs ne soient pas indulgents avec elle. Wael Belgacem a fait le déplacement de Gafsa. Il est arrivé au Sheraton à 6h30. Il a 27 ans et il est fonctionnaire au ministère de la Santé publique. Son look est ordinaire aussi. Il est loin d’être une «fashion victime». Mais il tente sa chance: «C’est ma mère qui m’a demandé de me présenter au casting. Comme je chante régulièrement à la maison, elle a trouvé que je devais essayer avec des professionnels. Je viens alors lui faire plaisir», avoue Wael qui est très impressionné par la voix de Sana. Elle est dans la file d’à côté. Elle est fonctionnaire également aux finances. Elle a 23 ans et rougit dès que ses camarades lui disent qu’elle a une voix magnifique. En jean et pull rouge, Sana Dridi ne cache pas son émotion. Elle est très contente de se présenter au casting. Elle ne risque pas d’oublier ce 15 juillet qu’elle a tant attendu. En effet, sa famille s’est toujours opposée à la Star Académie. Ce qui l’a empêché de tenter sa chance aux éditions de la Starac libanaise: «Cette fois, je n’ai pas baissé les bras . Comme c’est une première au Maghreb, j’ai insisté auprès de mes parents afin de les convaincre surtout que tout se passe en Tunisie», confie Sana. Elle va chanter devant le jury «Iatazalt El Gharam» de Mejda Erroumi. Et pour faire plaisir à ses camarades, elle la chante en avant-première. Tout le monde se tait pour l’écouter: «normalement, elle doit passer», affirme Wael. En tout cas, cette ambiance permet à Sana de s’amuser et d’oublier la pression. Mais elle sait que le trac sera inévitable par la suite. Karim Jelidi est un habitué des castings. Il a participé à la sélection de la deuxième et la troisième académie du Liban. Il est même parti à Beyrouth lors de la deuxième édition. Mais là-bas, il n’a pas réussi à rester parmi les élèves qui sont entrés au Château. Il vient d’avoir son bac et il compte faire des études de musique. Mais pour le moment, il est fixé sur la Starac: «A mon avis, j’ai une voix passable. Mais dans ce genre de programmes, il n’y a pas que la voix qui compte. Alors pourquoi ne pas essayer?» Et un autre candidat de renchérir: «C’est une expérience superbe. Il faut tenter cette occasion unique tant qu’on est jeune. Car après, ce sera trop tard». * Les incontournables parents Décidément, le rituel du casting de la Starac n’a pas lieu sans la présence de certains parents. Ils viennent soutenir leurs enfants. C’est le cas de Nabiha Ben Saïd. Elle accompagne sa fille. En jebba et foulard bleus, elle se met à l’écart pour l’attendre. La fille a 24 ans. Etudiante à Sfax, elle est passionnée de musique. Sa mère l’encourage depuis très longtemps. Au sujet des critiques qui sont faites quant aux écarts de conduite constatés dans la Starac libanaise ou alors les tenues vestimentaires osées des filles, Nabiha n’est pas d’accord: «Personnellement, je suis quotidiennement la Star Académie et je vote régulièrement pour les candidats. Je trouve qu’ils sont corrects. Après tout, les temps ont changé. Moi aussi quand j’étais jeune, je mettais des mini-jupes et je ne peux pas imposer à ma fille de ne pas suivre la mode. Il faut accepter l’évolution de chaque génération». Fatma Ben Mrad est également du même avis. Pour preuve, elle porte un foulard alors que sa fille est tout à fait branchée. D’ailleurs, elle est venue avec elle pour la soutenir comme elle l’a toujours fait: «Que Dieu les bénisse et les aide. Je trouve que leur ambiance est magnifique. Qu’ils profitent alors de leur époque tant qu’ils sont jeunes!», prie-t-elle pour les candidats. Parmi les jeunes qui se sont présentés hier au casting, cinquante reviendront aujourd’hui pour une deuxième sélection. Une quinzaine seront retenus. La même chose aura lieu à Sousse et Sfax ainsi qu’en Algérie et au Maroc. Une soixantaine de candidats se retrouveront lors de la dernière étape pour des évaluations plus rigoureuses. Au bout du compte, quatorze élèves pourront emménager dans le Château de la Starac. Et ce sera sur Nessma TV que le public suivra la vie des académiciens 24/24h. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com