Des dizaines de cadavres découverts à Bagdad et de nouvelles attaques : Le chaos persiste en Irak





Des dizaines de corps de personnes assassinées ont été retrouvés hier à Bagdad, signe que les violences se poursuivent à travers l'Irak où de nouvelles attaques ont coûté la vie à six personnes dont deux policiers. Le Quotidien-Agences "Trente-huit cadavres. Tous assassinés par balle. Certains portaient des traces de torture", a affirmé une source de la sécurité, précisant que les corps avaient été retrouvés dans divers endroits de la capitale irakienne et de ses banlieues. La découverte de cadavres est routinière mais le chiffre d'hier supérieur à la moyenne récente montre que la nuit de mercredi à jeudi et les derniers jours ont été particulièrement violents. La journée a ainsi été à nouveau marquée par des attaques. dix personnes, dont deux policiers, ont été tuées et une trentaine blessées. Une voiture piégée a explosé vers midi faisant trois morts et dix blessés dans le centre-ville de Bagdad dans une zone passante, selon le ministère de l'Intérieur. Plus tôt, un policier et un civil ont été tués dans l'explosion d'un engin artisanal au passage d'une patrouille de police dans le quartier Palestine dans l'est de Bagdad. Douze personnes, dont six policiers, ont été blessés. A 150 km plus au Nord, un lieutenant de police a également été tué par balle devant son domicile à Tikrit. Son frère a été blessé. A Najaf, l'explosion d'un engin artisanal a fait cinq blessés. Un militaire a également été tué avant hier soir lors d'un tir de mortier dans un village proche de Baaqouba, a-t-on appris hier. Quatre autre policiers ont été tués et 12 blessés hier dans l’explosion d’une voiture piégée à Hajjaji, sur la route entre Tikrit et Baïji Les auteurs de l’attaque ont abandonné une voiture avec un homme mort à l’intérieur. Celle-ci a explosé quand la police est venue inspecter le véhicule. Enfin, un soldat américain de la première division blindée a été tué par une attaque à l’arme légères dans la province d’Al-Anbar, a annoncé hier l’armée américaine. * Appel au calme Le grand ayatollah Ali Sistani, le plus prestigieux responsable chiîte en Irak, a lancé un appel au calme et à la réconciliation pour tenter d'enrayer les tueries: "Je répète aujourd'hui mon appel à tous les Irakiens de quelle que confession que ce soit a réaliser l'ampleur du danger qui menace leur pays, à s'unir pour lui faire face en délaissant la haine, la violence pour les remplacer par l'amour et le dialogue pacifique et ainsi résoudre tous le problèmes et conflits". "J'exhorte également tous les intellectuels, dirigeants religieux, politiques et chefs tribaux ou autres à déployer au maximum leurs efforts pour faire cesser le cycle de la violence sanglante. Si ce cycle continue, ce que veulent les ennemis, cela va affecter gravement l'unité de ce peuple, confisquer son avenir et l'empecher de réaliser ses rêves de stabilité et de progrès", a-t-il conclu. A Samarra, ville sunnite, où l'attentat en février contre le Mausolée chiîte a déclenché des vagues de violences confessionnelles, des manifestants sunnites ont manifesté contre l'appel du chef chiîte irakien Moqtada Sadr à des volontaires chiîtes de reconstruire le mausolée. "Les gens de Samarra seront armés et cela conduira à un massacre", a notamment affirmé Saad Mahdi, un des manifestants. "Nous plaçons le gouvernement devant ses responsabilités sur les conséquences d'une telle visite (venue des chiîtes). Le résultat ne peut être bon. C'est un appel plein de provocations et de menaces qui va attiser les violences confessionnelles", a estimé le conseil municipal dans une longue déclaration envoyée à tous les interlocuteurs officiels.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com