Nucléaire : L’Iran veut continuer l’enrichissement, met en garde contre le Conseil de sécurité





Le Quotidien-Agences L'Iran veut continuer l'enrichissement d'uranium et met en garde contre l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution "visant à limiter son droit absolu" en matière nucléaire, a déclaré hier le négociateur en chef Ali Larijani, dans un communiqué. "La République islamique d'Iran, conformément au plan établi, pour produire du combustible nécessaire pour 20.000 mégawatts d'énergie nucléaire d'ici 20 ans, a décidé la production d'une partie de son combustible nucléaire en Iran même et essaie de produire le combustible nécessaire", affirme le communiqué lu par la télévision d'Etat. "Si le chemin de la confrontation est choisi à la place de celui du dialogue, et en cas de toute action pour limiter le droit absolu du peuple iranien, la République islamique d'Iran n'aura d'autre choix que réviser ses politiques nucléaires", ajoute le communiqué. L'Iran donnera "sa réponse le 22 août" à l'offre des grandes puissances qui est toujours "à l'étude", ajoute le texte. L'offre des 5 Grands (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine) plus l'Allemagne, du 6 juin, comprend des mesures incitatives, notamment en matière de économique et nucléaire mais elle est subordonnée à la suspension des activités d'enrichissement d'uranium par Téhéran. Toutefois, le communiqué ajoute que "la République islamique d'Iran estime que la voie du dialogue et de l'entente est le meilleur choix pour régler la question nucléaire et (...) demande à l'autre partie de revenir à la table des négociations", affirme encore le texte. Larijani a également critiqué "certaines parties, notamment les Etats-Unis qui ont changé la voie des négociations vers celle du Conseil de sécurité, en tentant de mettre des obstacles sur le chemin des négociations". * Consultations Ce communiqué a été publié alors que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne ont tenu mercredi de nouvelles consultations informelles sur la crise nucléaire iranienne, sans parvenir à se mettre d'accord sur le texte d'une résolution exigeant un arrêt de l'enrichissement d'uranium. Après une seconde session de consultations en deux jours, les ambassadeurs des six puissances devaient de nouveau se rencontrer aujourd'hui pour essayer de surmonter leurs divergences sur la formulation du projet de résolution, a indiqué l'ambassadeur américain John Bolton. "Nous avons présenté le texte et nos collègues de Russie et de Chine ont fait quelques commentaires et présenté quelques idées", a déclaré l'ambassadeur français Jean-Marc de La Sablière, se refusant à entrer dans le détail des discussions. Bolton a indiqué pour sa part que les six "étaient d'accord sur le fait que le texte doit rendre obligatoire la suspension (par Téhéran) de l'enrichissement d'uranium, mais pas sur la formulation pour y parvenir". Contrairement à Bolton, l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, a estimé qu'il n'y avait pas urgence. Il a exprimé le souhait que Téhéran réponde positivement à la proposition des 6, ce qui rendrait, selon lui, inutile la poursuite des discussions au Conseil de sécurité. "C'est une occasion importante pour l'Iran d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale", a déclaré l'ambassadeur russe. "Nous ne cherchons pas à tendre une embuscade à l'Iran (...), mais il ne doit pas y avoir de doutes sur le sérieux de la communauté internationale et sur la nécessité de dissiper les doutes sur la nature du programme nucléaire iranien", a-t-il poursuivi. Si l'Iran ne répond pas de façon constructive, "le conseil de sécurité devra prendre d'autres mesures. Chacun doit se rendre compte que la situation ne peut demeurer en l'état", a-t-il conclu.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com