Blair, un alignement impeccable sur Bush : Contre vents et marées





Le Quotidien-Agences En dépit des risques et des doutes, Tony Blair a une fois encore choisi de s'aligner impeccablement derrière George W. Bush dans la crise libanaise. Impossible de trouver dans son discours des différences avec celui du président américain, dont il est le très loyal allié depuis 2001, quel qu'en soit le coût sur le plan intérieur. Comme Bush, le Premier ministre britannique accuse le Hezbollah d'avoir provoqué la crise, refuse de parler de réponse israélienne disproportionnée. Comme lui, il fustige publiquement l'Iran et la Syrie accusés de soutenir la milice chiîte. Et comme Bush, il lit les événements à l'aune de la guerre contre le terrorisme. "Ce qui est devenu la norme pour les Britanniques, c'est d'étudier les situations en fonction de la position américaine plutôt que des dynamiques sur le terrain", regrette Rosemary Hollis spécialiste du Proche-Orient. On se demande d'abord "quels sont les intérêts américains, quelle est la position américaine, et à partir de là, ce qui est possible". Certains diplomates en tout cas n'ont pas caché leur inquiétude. "Notre souci, c'est que l'action militaire n'ait pas l'effet désiré, commentait jeudi dans le Times un haut responsable britannique anonyme’’. L'opposition s'est aussi saisie du dossier, prompt à rouvrir les plaies de l'Irak qui ont à jamais terni l'étoile de Tony Blair. Et même les conservateurs, traditionnellement pro-Américains, ont affirmé que "certains éléments de la réponse israélienne sont disproportionnés", via leur porte-parole pour les Affaires étrangères William Hague.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com