Sur fond de voix de plus en plus insistantes sur leur départ : Washington avoue son échec en Irak





• 2 GI’s tués à Bagdad Les Américains, dont la présence en Irak a été fortement critiqué par le chef du Parlement, ont avoué leur échec pour assurer la sécurité à Bagdad, alors que du côté irakien la commission de réconciliation entamait une série de réunions afin d'endiguer la dérive confessionnelle dans le pays. Le Quotidien-Agences Une trentaine de personnalités dont le président Jalal Talabani, le Premier ministre Nouri al-Maliki, les leaders des principaux groupes parlementaires, des chefs tribaux et des représentants de la société civile ont entamé hier une série de réunions qui doivent mettre en œuvre le plan de réconciliation nationale et de dialogue, lancé par Maliki le 25 juin. Les objectifs comprennent notamment "dialogue entre ceux qui ne partagent pas les mêmes positions politiques, l'arrêt des liquidations sommaires et le recours à la loi pour résoudre les conflits", a indiqué Talabani Machhadani (national sunnite, principale force sunnite), membre de la Commission, a souligné lors d'une conférence de presse: "Ce dont nous avons besoin c'est de réconciliation nationale. Il ne peut y avoir de tiers. Retirez-vos mains d'Irak, du peuple irakien et des pays musulmans, et alors tout ira bien. Ce qui a été fait en Irak est une boucherie du peuple irakien". Dur avec les Américains sur lesquels il a ironisé "Le sommeil des chiens (de détection d'explosifs) américains est plus important que les gens qui sont arrêtés dans la rue pendant des heures", al-Machhadani a néanmoins tendu la main aux Chiites en évoquant les petits-fils de Mahomet, Hassan et Hussein, deux figures emblématique du chiisme. Le Conseiller à la Sécurité nationale Mouaffak al-Roubaye s'est voulu plus nuancé avec les étrangers: "Je crois que les Nations unies sont perçues comme un partenaire impartial." * Echec Ces critiquent interviennent alors qu'à Washington la Maison-Blanche venait d'avouer son échec dans le plan de sécurité pour Bagdad lancé le mois dernier, qui n'a pas empêché une hausse des attaques,notamment contre l'armée américaine qui ont perdu plus de trente soldats depuis le début de ce plan. "Les premiers résultats du plan ont été décevants" depuis la première rencontre entre le président George W. Bush et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le 13 juin à Bagdad, a déclaré un haut responsable de l'administration. "Ces cinq dernières semaines, il y a eu une hausse des violences à Bagdad et une hausse des violences confessionnelles, et (Bush et Maliki) vont beaucoup en parler" durant leur entretien à la Maison Blanche mardi, a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat. "Il est très possible qu'il y ait durant cette visite des accords concrets sur des changements de priorités, un changement dans (l'utilisation des) ressources", a déclaré ce responsable. "Après la rencontre (de Bush et de Maliki), nous en apprendrons plus sur les changements envisagés", a-t-il assuré, indiquant que "la question se pose de savoir si des forces supplémentaires viendront (à Bagdad) en provenance d'autres secteurs du pays". "Le général (George) Casey (commandant de la force multinationale) et le général (Martin) Dempsey (chargé de la formation des forces de sécurité irakiennes, ndlr) et nos autres commandants sur le terrain sont en train de parler avec Maliki et ses ministres de la sécurité pour faire des ajustements au plan" de sécurité, a-t-il dit. * Attaques Confirmant cet échec, les attaques ont continué hier dans le pays d'une facon soutenue. A Baaqouba (60 km au nord de Bagdad), trois policiers ont été tués par balles alors qu'ils patrouillaient sur un marché de la ville où de nombreuses violences ont eu lieu ces dernières semaines. Lorsque des policiers sont venus en renfort, un engin artisanal a explosé, en blessant 10 autres. A Kout (175 km au sud-est de Bagdad), une ville pourtant réputée calme, un soldat irakien est mort et quatre ont été blessés dans l'explosion d'un engin artisanal à leur passage. A Moussaib (35 km au sud de Bagdad), un soldat a été tué par l'explosion d'un engin placé dans son domicile. Et à Bagdad, une explosion dans un quartier est de la ville a tué un policier qui circulait en voiture. Dans la matinée, la capitale irakienne a été secouée par quatre fortes explosions. Au moins deux d'entre elles visaient des convois militaires américains circulant dans la ville, a-t-on appris auprès du ministère irakien de la défense qui ne communique pas sur les bilans concernant les troupes américaines. Cette dernières a indiqué que 2 soldats ont été tués lors de l’explosion d’un engin artisanal au passage du convoi dans lequel ils se trouvaient.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com