Malgré les menaces américaines : Téhéran a de nouveau refusé de suspendre son enrichissement





Téhéran a de nouveau refusé implicitement hier de suspendre son enrichissement d'uranium, après les menaces américaines d'un renvoi de son dossier nucléaire au Conseil de sécurité . Le Quotidien-Agences Les responsables iraniens, tout en assurant ne pas avoir encore pris de décision finale sur l'offre qui leur a été faite par les grandes puissances le 6 juin, ont rejeté implicitement la "condition préalable" d'une suspension de l'enrichissement. Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé hier que l’Iran donnerait sa réponse en août. «Nous allons étudier l’offre et, si Dieu le veut, nous soumettrons notre avis à la fin du mois (iranien) de mordad», qui se termine le 22 août. Hier encore, le président de la commission des Affaires étrangères et de la sécurité nationale du Majlis (Parlement), Alaeddine Boroudjerdi, a exclu une telle éventualité. "L'Iran avait volontairement suspendu son enrichissement d'uranium (à partir de la fin 2003, ndlr) afin de lever des ambiguïtés et d'apporter de la transparence", à son programme nucléaire. "Une répétition de cette suspension est logiquement inacceptable", a-t-il affirmé, cité par l'agence Irna. "Le langage de Bush est inacceptable et ne cadre pas avec notre coopération avec l'Europe", a rétorqué pour sa prt hier Hamid Reza Assefi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence officielle Irna. Il a aussi démenti que le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, eut fixé une échéance pour une réponse iranienne quand il a présenté l'offre des grandes puissances à Téhéran. "L'Europe, dans un geste correct et avec la compréhension de la mentalité iranienne, n'a fixé aucune échéance", a dit Assefi, en affirmant que "même s'il y avait eu une échéance, la République islamique n'aurait pu l'accepter". Le conseiller de Bush à la sécurité nationale a semblé confirmer cette information, en indiquant que l'Iran avait quelques semaines, à compter du début juin, pour se décider. Pendant ce temps, les 57 pays membres de l'Organisation de la conférence islamique, réunis à Bakou, ont appelé mercredi à la reprise de pourparlers sur le dossier nucléaire iranien "sans conditions préalables". L'OCI a aussi "fait part de sa préoccupation face aux pressions exercées sur l'Iran et aux répercussions qu'elles pourraient avoir sur la paix et la sécurité dans la région et en dehors". "Nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU si l'Iran n'accepte pas" une offre des grandes puissances visant à la suspension de son enrichissement d'uranium. "Cela fait partie du plan", a déclaré mardi le conseiller du président américain à la sécurité nationale Stephen Hadley à bord de l'avion qui emmenait George W. Bush à Vienne pour un sommet avec l'Union européenne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com