Notation : Le groupe Affès victime de son endettement élevé!





Le groupe «Affès» ne semble pas vivre ses plus beaux jours. C’est du moins ce qu’on peut tirer de la révision à la baisse des notes de deux de ses plus importantes sociétés, à savoir la «CDS» et la «Flexoprint». Tunis-Le Quotidien Un mois après le rapétissement des notes nationales de la Couscousserie du Sud (CDS) par l’Agence Fitch Ratings, une autre société du groupe Affès, la Flexoprint vient de connaître le même sort, laissant apparaître plusieurs interrogations quant aux performances financières du groupe. En effet, l’Agence Fitch Rating vient d’abaisser les notes nationales de Flexoprint de B (tun) à C (tun) pour la note à court terme et de B+ (tun) à CCC (tun) pour celle à long terme, et a même placé cette dernière sous surveillance négative. L’agence a expliqué que l’abaissement de ces notes reflète le resserrement de la liquidité de Flexoprint, la détérioration de sa rentabilité et l’aggravation de son endettement. Flexoprint recourt à la dette à court terme (billets de trésorerie) pour financer des dépenses d’investissement importantes, d’où un niveau d’endettement et des charges financières très élevés, selon l’Agence. Après une importante opération de mise à niveau de l’outil de production censée générer des économies d’échelle, les difficultés financières se sont aggravées et Flexoprint n’a pas pu faire face à son besoin en fonds de roulement. Toujours selon la même source, la société n’a pu faire face à plusieurs de ses échéances auprès de banques locales. La Banque Centrale de Tunisie a même demandé à ces banques de rééchelonner la dette de Flexoprint. La mise sous surveillance négative reflète, par ailleurs, les préoccupations de l’Agence quant à la capacité de Flexoprint de surmonter sa crise financière et à redresser sa production et revenir à la rentabilité dans les six prochains mois à moins de bénéficier de nouveaux concours financiers de la part des actionnaires actuels ou futurs. Même si l’agence affirme que la liquidité de Flexoprint a atteint un niveau alarmant, la société dispose encore de certains espoirs. En effet, une SICAR de la place examine la possibilité d’apporter 5 millions de dinars au capital de Flexoprint. De même, le groupe Affès souhaite pouvoir affecter au soutien de la société une partie des 12 millions de dinars provenant de la vente de ses centres d’élevage. A la lumière de ce soutien financier, Fitch pense lever la surveillance dans les six prochains mois et prendra en considération la matérialité du soutien que les actionnaires actuels ou futurs auront apporté à la société. Il y a lieu de rappeler que l’Agence Fitch Ratings avait jugé, au mois de mai dernier, les perspectives de la société Couscousserie du Sud négatives. L’agence avait également noté que l’abaissement des notes de la CDS reflète la détérioration de sa rentabilité, l’aggravation de son endettement ayant servi au financement de ses lourds investissements ainsi que le resserrement de sa liquidité alors qu’elle devrait faire face à plusieurs échéances de remboursement de dettes. La révision à la baisse des notes de ces deux sociétés laisse donc croire que le groupe Affès, qui compte trois autres sociétés, pourrait payer cher le coût de son endettement assez élevé. Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com