L’Iran continue d’insister sur son droit à l’enrichissement





L'Iran considère que la suspension de son enrichissement d'uranium ne peut être ni une condition à des négociations avec les grandes puissances, ni le résultat de ces discussions, a affirmé hier Javad Vaïdi, l'un des responsables iraniens du dossier nucléaire. Le Quotidien-Agences "L'Iran estime que la suspension (de l'enrichissement) n'est ni une condition préalable ni le résultat de négociation", a dit par téléphone ce membre du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Les grandes puissances (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) attendent une réponse rapide de l'Iran à leur offre, présentée le 6 juin, de mesures incitatives visant à obtenir la suspension de son enrichissement d'uranium. Vaïdi, qui fait partie de l'équipe des négociateurs iraniens sur ce dossier, sous l'autorité d'Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême, a laissé entendre que Téhéran n'entendait pas renoncer à son enrichissement d'uranium. "L'Iran insiste pour obtenir ses droits légitimes dans le cadre du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) et n'y renoncera pas", a dit le responsable. Il a même averti que l'Iran "estime que toute action au sein du Conseil de sécurité (de l'ONU) signifie la fermeture du processus de négociation et qu'on s'engage sur la voie de la confrontation". L'offre des grandes puissances ne comporte pas de menace de sanctions, mais les Occidentaux n'ont pas caché que son rejet par Téhéran ouvrirait la voie à de telles mesures au Conseil de sécurité. "L'Iran est engagé par le TNP et poursuivra sa coopération totale avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) dans le cadre de la clause sauvegarde", a encore dit Vaïdi. Mais le Conseil de sécurité s'est saisi du dossier nucléaire iranien justement parce que l'AIEA a estimé à plusieurs reprises que Téhéran ne coopérait pas suffisamment avec l'Agence pour que celle-ci puisse déterminer si son programme nucléaire a un objectif exclusivement civil. Le Conseil de sécurité a demandé, sans succès, à l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium en mars. Peu après Téhéran a annoncé avoir enrichi de l'uranium. Les grandes puissances ont alors présenté une offre à l'Iran pour le convaincre de suspendre ce procédé, dont la maîtrise permet aussi bien de produire du combustible nucléaire que la matière première d'une bombe atomique. Mercredi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé que l'Iran apporterait une réponse à l'offre des grandes puissances vers le 20 août. Mais c'est trop tard pour les Occidentaux qui ont expliqué avoir donné "des semaines, et non des mois" à l'Iran pour répondre.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com