Aux confins du Sahara : Sur les pas des méharistes chasseurs de passeurs





Un pan de notre territoire saharien est perpétuellement sillonné par des unités de méharistes qui veillent au grain. Ils ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les tentations frauduleuses des passeurs et assurer la sécurité des lieux. Tunis - Le Quotidien L’avion militaire qui transportait l’équipe des journalistes est sur le point d’atterrir à l’aéroport d’El Borma. Quelques journalistes avaient déjà cédé au sommeil tandis que d’autres avaient les yeux rivés sur les hublots de l’avion pour découvrir et apprécier le spectacle fascinant des dunes de sable. Une curieuse impression qui ne peut laisser indifférent ceux qui découvrent cette portion importante de notre territoire. Le Sahara constitue à peu près le tiers de la surface de la Tunisie. Beaucoup, estiment à tort qu’il s’agit d’un territoire inculte, improductif, dont l’utilité à la limite reste à démontrer. La réalité est tout autre. L’erg oriental qui s’étend des frontières tuniso-algériennes constitue un prolongement naturel de la Tunisie. Il convient de le gérer à bon escient, de le protéger et de lui assurer toute les garanties d’invulnérabilité. Les différents services du ministère de la Défense nationale jouent un rôle primordial dans la préservation de la sécurité de ce territoire et pour combattre toute opération frauduleuse. Des unités de méharistes sillonnent à longueur de journées en long et en large d’une manière méthodique et structurée ce pan de Sahara pour assurer sa sécurité mais aussi pour se porter au secours de personnes en déroute. La ronde d’une unité de méharistes s’étale sur plusieurs jours sans relâche. Généralement l’unité est formée de 5 à 6 méharistes, équipés de tout le matériel nécessaire pour la vie et la survie au Sahara et pour rester en contact permanent avec la hiérarchie. Les méharistes ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les tentatives des trafiquants de tout acabit. De loin, les méharistes savent reconnaître les passeurs qui essayent de se fondre aux dunes de sable, ne laissant apparaître que leurs minuscules têtes. Les méharistes savent reconnaître les traces laissées par les passeurs et conclure des mesures à prendre. Un vêtement ou une chaussure traînant sur le sable, laisse supposer qu’un quidam passait dans les parages et qu’il pourraît être dans une situation difficile et nécessiterait des secours. Pour ces valeureux soldats, passer 4 ou 5 jours au Sahara, constitue une expérience ordinaire, à la limite routinière. Dormir à la pleine lune sans se soucier des différents reptiles aux dangereuses morsures, préparer leur pain et différents plats à la chaleur du sable, ces performances n’ont plus de secret pour ces méharistes qui n’ont d’autres soucis que de réussir au quotidien ce perpétuel combat contre la nature particulièrement aride et les multiples tours des passeurs. Lotfi TOUATI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com