Premier tour : Le Ghana et l’Australie, principales attractions





Au bout de deux semaines, le premier tour du Mondial 2006 a rendu son verdict. Des surprises, il y en a eu très peu et les grands demeurent intouchables. Les caractéristiques techniques de ce premier tour n’ont pas révélé de nouvelles conceptions ou l’apparition de nouvelles écoles, mais elles ont, en quelque sorte, favorisé l’esprit offensif. * Révélations... Il y a eu, en premier lieu, l’exploit du Ghana qui dispute son premier Mondial et qui a pu décrocher son billet pour le tour suivant malgré la valeur des adversaires (Italie, R. Tchèque et Etats-Unies). Il s’agit d’un bel exploit pour le représentant africain qui a été l’une des attractions de cette compétition. L’Australie, de retour à la Coupe du monde après une longue absence (32 ans), a également réalisé une belle surprise en parvenant au second tour après avoir eu affaire au Brésil, au Japon et à la Croatie. Ce n’était guère évident et les hommes de Guus Hiddink ont pu imposer leur loi au bout d’un premier tour passionnant. L’Ukraine figure au même rang puisqu’elle s’est qualifiée aux huitièmes pour sa première participation au Mondial, mais ce n’était guère une surprise pour une équipe qui a déjà brillé aux éliminatoires. Il y a eu également d’autres sélections qui ont fait un beau parcours sans parvenir à aller plus loin. C’est le cas de la Côte d’Ivoire qui a développé un football de haute facture où seule l’efficacité offensive a fait défaut. Pour sa part, Trinité et Tobago a laissé les meilleures impressions avec son football équilibré et spectaculaire alors que l’Angola, bien qu’éliminée, a fait plus que de la simple figuration avec deux nuls mérités et une défaite (0-1) face au Portugal. C’est le cas aussi du Togo qui a fait jeu égal avec tous ses adversaires et seule la naïveté devant les buts a fait défaut à cette attachante formation. * Déceptions... Comme c’est le cas pour chaque édition, il y a eu des déceptions amères, à commencer par celle des Aigles de Carthage qui avaient les moyens de faire beaucoup mieux et qui ont dû, en fin de compte, quitter le Mondial sur la pointe des pieds avec des prestations ennuyeuses et guère convaincantes. La Serbie-Monténégro, tout comme la R. Tchèque, ont été les principales déceptions avec une sortie inattendue dès le premier tour. Eu égard à la valeur et à l’expérience de ces deux équipes, on peut dire qu’elles ont plié bagage sur la pointe des pieds. A un degré moindre, la Pologne et la Corée du Sud n’ont pas été à la hauteur des attentes, surtout pour les Asiatiques qui ont atteint les demi-finales en 2002. * Un mal nommé arbitrage Les hommes en noir (et d’autres couleurs) ont «brillé» de manière négative au cours des deux semaines passées et ce sont les petites équipes qui en ont souffert le plus, à commencer par la Tunisie, lésée au cours de ses trois matches, le Togo et le Ghana en particulier. Ce qui était écœurant, c’est de voir les arbitres aider et favoriser, sans aucune crainte, les équipes les plus huppées. Les gens de la FIFA n’y sont pas étrangers et on comprend aisément que les referees ne font qu’appliquer les consignes. * L’offensive à l’honneur Malgré un équilibre de plus en plus évident lors des matches du premier groupe, l’esprit offensif était tout de même à l’honneur. Un total de 117 buts ont été marqués, soit une moyenne d’environ 2,5 buts par match. Trois équipes (Allemagne, Argentine et Espagne) ont frappé à huit reprises en trois rencontres, alors que le score le plus large a été réalisé par l’Argentine devant la Serbie-Monténégro (6-0). La jeune équipe de Trinité et Tobago a été la seule à ne pas goûter aux filets alors que les Serbes ont battu un triste record avec dix buts encaissés durant le premier tour. K.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com