Irak : Trois GI’s tués, dix en une semaine





• Maliki révèle aujourd'hui son programme de réconciliation Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, doit présenter aujourd'hui au Parlement son initiative de réconciliation nationale qu'il considère comme le pendant de son plan pour rétablir la sécurité dans le pays où une dizaine de soldats américains ont été tués en une semaine. Le Quotidien-Agences Trois soldats américains ont été tués dans la région de Bagdad, a annoncé hier l'armée américaine, ce qui porte à une douzaine les pertes américaines en une semaine.La première explosion mortelle s'est produite vendredi à 02H45 du matin à Bagdad, a indiqué l'armée américaine, sans autres précisions. La seconde a eu lieu samedi à 07H20 (03H20 GMT) au sud de Bagdad. Par ailleurs, un soldat posté à Bagdad est mort "hors combat" vendredi sans que l'armée donne de détails sur ce décès. Au cours de la semaine écoulée, une douzaine de GI's sont morts à travers l'Irak, dont deux qui ont été enlevés et exécutés au sud de Bagdad. Ces décès portent à au moins 2.515 le nombre de militaires américains et personnel assimilé morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003, selon un décompte établi par l'AFP à partir des chiffres du Pentagone. Ailleurs dans le pays, huit personnes ont été tuées, dont un chef des renseignements de la police dans la ville multiethnique et pétrolière de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. Le chef des renseignements de la police pour la ville de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, a été tué ainsi que deux de ses gardes dans un attentat à la bombe samedi, selon une source de sécurité. Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées dans différentes attaques à Baaqouba, chef-lieu de la province de Diyala, au nord de Bagdad, selon des sources policières. * Réconciliation nationale Annoncée le 14 juin, le jour même du lancement d'un plan de sécurité pour Bagdad et sa région, l'initiative de réconciliation nationale a fait depuis l'objet d'un débat au sein des instances dirigeantes irakiennes avec des avis divergents. Maliki avait souligné que l'initiative devait aller de pair avec la lutte contre la violence sur le terrain et souligné qu'elle comportait la possibilité de dialoguer avec des rebelles qui veulent se joindre au processus politique. C'est ce qu'a confirmé mercredi le président Jalal Talabani, un Kurde. "Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que cette initiative inclurait tous les Irakiens, y compris ceux qui ont porté des armes mais n'ont pas commis de graves crimes", avait-il déclaré après des consultations avec Maliki, un chiite, et le chef du Parlement, le sunnite Mahmoud al-Machhadani. "Cela améliorera l'atmosphère politique et donnera l'espoir à beaucoup que l'Irak est à l'orée d'une authentique réconciliation nationale", avait-il dit. Mais avant même qu'elle ne soit connue dans le détail, l'initiative a déclenché des réactions passionnées. Des élus chiites, prêtant au Premier ministre l'intention d'amnistier des auteurs de violence, ont appelé à fixer des critères stricts pour les personnes qui pourraient en bénéficier. Du côté sunnite, on estime qu'il faut élargir l'aministie au maximum et contrôler les milices armées. Le député kurde, Mahmoud Osmane, a bien résumé le débat en estimant que les chiites craignent que "des terroristes" retrouvent la liberté et qu'on cesse les purges des éléments du parti Baath dissous, tandis que les Arabes sunnites estiment qu'il faut, en priorité, s'attaquer au problème des milices armées chiites qu'ils accusent d'exactions et de violences.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com