“Le portable” : Quand l’école fait son cinéma





“Le portable” est l’intitulé d’un court-métrage réalisé par une brochette d’élèves qui n’ont pas dépassé les onze printemps. Une expérience qui a attiré l’attention de Ludovic Lamant de la célèbre publication “Les cahiers du cinéma”. L’institution scolaire a commencé, doucement à bénéficier des mutations technologiques surtout en matière de production de l’image. L’école Abou El Kacem Chebbi à Tébourba reflète l’importance de cette ouverture sur le milieu artistique dans la formation de l’élève. A une trentaine de kilomètres de la capitale, une brochette d’élèves ont choisi de faire leur cinéma et de passer de la consommation passive à la production. Encadré par le critique du cinéma, Mahmoud Jemni et par l’enseignante Ibtissam Oueslati, les élèves de cette école ont su donner le jour à un court-métrage intitulé “Le Portable”. Un sujet d’actualité sur le plan social et qui a fait l’objet de plusieurs études. Signé par les écoliers qui ont été assistés par leur enseignante, ce court-métrage relate l’histoire d’une enfant dont le portable a chambardé l’ambiance joviale de son anniversaire. Tout le monde occupé par l’échange des numéros et des sonneries, la fête de cette gamine a perdu son éclat et le portable semble voler la joie de cette petite. Vexée, l’enfant a ramassé les appareils pour sauver sa fête et relancer de nouveau des airs joviaux. “Dans ce court-métrage, nous avons cherché à atteindre deux objectifs fondamentaux, le premier pédagogique qui vise à sensibiliser les enfants à l’importance de l’image alors que le deuxième est d’ordre cinématographique. Dans ce même ordre d’idées, nous avons encouragé les écoliers à choisir des sujets et à tisser des scénarios inspirés de leur vécu. Grâce à un travail collectif nous avons pu donner le jour à ce court-métrage”, nous a expliqué le réalisateur de cette œuvre Mahmoud Jemni. Dans cette aventure pédagogique et cinématographique, les écoliers ont démontré que l’école peut faire son cinéma. D’ailleurs, “Le portable” a réussi à réunir une bonne équipe d’élèves et d’enseignants dont on cite Sabeh Ibdelli et Mohamed Ismaïl pour le décor, Jihène Sebaï pour le montage, Sami Jemili pour la prise de son ... et l’étudiante Fatma Touil qui a conçu l’affiche du film. “A Tebourba, le critique tunisien Mahmoud Jemni a par exemple profité de l’impulsion donnée par les autorités compétentes pour l’éducation aux médias dans les collèges afin de mettre en place en 2003 des ateliers de production et d’analyse, en dernière année primaire (11 ans). Chaque année, trois courts métrages sont réalisés”, note le journaliste Ludovic Lamant sur les colonne des “cahiers du Cinéma”. D’ailleurs après “Mille et une mains” et “La publicité”, deux court-métrages qui ont participé au festival du cinéma de l’enfance, les élèves de cette école semblent prêts pour se relancer dans une nouvelle aventure surtout que les précédentes ont bénéficié du soutien de la direction générale du centre national pédagogique CNP et en particulier de la direction de la promotion numérique. Imen Abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com