Brésil – Ghana (3 – 0) : Trop sévère pour les Black Stars





A la lecture du score, tout un chacun croirait à une mainmise totale de la Séleçao. Mais, la réalité du terrain exhiba un indéniable talent des Ghanéens, victimes en dernier ressort d’un zeste de naïveté et d’une certaine partialité de l’arbitre slovaque. Les premiers échanges donnèrent à voir une certaine fébrilité de la part des Black Stars, apparemment impressionnés par la stature et le renom de leur prestigieux antagoniste. Sur le plan tactique, il était clair que les consignes de Dujkovic prônaient le pressing haut, afin d'édulcorer au maximum la pression brésilienne. Ce qui, par ricochet, entraîna le recours à la défense en ligne, à laquelle les Ghanéens n’étaient visiblement pas préparés. Et après une première chaude alerte, Ronaldo déjoue l’hors-jeu piège, après avoir hérité d’une passe en profondeur de Kaka, met dans le vent le gardien Kingston et ouvre la marque dès la 5’. Ce but précoce désorienta tangiblement les Africains qui, sur une action similaire à la première, faillirent encaisser un deuxième but mais Adriano ne sut pas profiter de l’aubaine (8’). Ce n’est qu’au fil des minutes que les camarades d’Appiah vont gagner en confiance et rivaliser (le mot n’est pas fort) en maîtrise technique avec les Brésiliens. C’est ainsi que les tentatives d’égalisation vont se multiplier : Draman tire puissamment des 35 mètres, Gyan s’engouffre dans l’axe défensif mais tire à côté, et surtout une tête de Mensah suite à un corner mais le ballon ricoche sur Dida, très chanceux. Et alors que le but de l’égalisation chauffait, le Brésil allait doubler la mise contre le courant du jeu, reprenant en position nette d’hors-jeu un service de Cafu au deuxième poteau. Malgré les protestations véhémentes des Ghanéens, l’arbitre slovaque, foncièrement partial jusqu’ici, valide le but. * 2ème mi-temps Ce score à la pause était loin de refléter la véritable physionomie des débats. Les Ghanéens repartirent malgré tout à l’assaut de la citadelle brésilienne. Les Auriverde, au sein desquels Emerson céda sa place à Gilberto Silva (46’) et Adriano à Juninho (60’), observèrent une attitude attentiste pour lancer quelques banderilles. Sur l’une d’elles, Roberto Carlos faillit tripler la marque. Les Ghanéens ont le monopole du ballon qu’ils font circuler fluidement, mais c’est la dernière passe et l’accélération dans les trente derniers mètres qui font défaut. A l’évidence, l’absence d’Essien n’a pas été judicieusement comblée, malgré le volume de jeu consistant développé par les Montari, Gyan, auteurs de plusieurs ratages (68’, 76’ et 787’), Appiah et autres Addo. Comble de poisse, les Ghanéens joueront les 10 dernières minutes à 10, après l’expulsion de Gyan pour somme d’avertissements. Le Brésil n’avait plus qu’à gérer sereinement la partie comme il sait si bien le faire, se permettant même le luxe d’ajouter un troisième but par Ze Roberto qui, à la limite de l’hors-jeu, se joue du gardien et marque face à des filets vides (84’). Des couloirs béants vont s’ouvrir et Ronaldo, Cafu, puis Juan de manquer d’enfoncer le clou. Le score en restera là entre un Brésil de plus en plus maître de son sujet et un Ghana victime d’une certaine fébrilité et d’un manque d’efficacité flagrant. Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com