France : Fragilisé, Villepin assure “ne pas avoir d’ambition présidentielle”





Le Premier ministre français Dominique de Villepin a assuré hier qu'il n'avait "pas d'ambition présidentielle", alors que son rival Nicolas Sarkozy est le grand favori des sondages pour représenter la droite à l'approche du scrutin de 2007. Le Quotidien-Agences Au plus bas dans les sondages et fragilisé par une succession de crises, de Villepin avait été confirmé lundi dans ses fonctions par le président Jacques Chirac. "Je l'ai dit depuis le premier jour en arrivant ici à Matignon (ndlr, siège des services du Premier ministre), je n'ai pas d'ambition présidentielle", a déclaré de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle. Il a réitéré sa volonté de se "consacrer entièrement" à sa "tâche gouvernementale". "C'est le moins qu'on puisse faire quand on a une charge aussi lourde", a-t-il dit. Nommé il y a un an dans le sillage de la victoire du Non au référendum sur la Constitution européenne, de Villepin est longtemps apparu comme le dauphin de Chirac, élu en 1995 et réélu en 2002, pour briguer sa succession. Mais il a été au coeur d'une succession de crises et recueille désormais moins de 30% d'opinions favorables dans les sondages de popularité. * Chirac monte au créneau Le président français a été contraint de monter au créneau pour réaffirmer son soutien à de Villepin et son gouvernement après des appels à la démission émanant de la majorité au pouvoir et notamment d'élus proches de Sarkozy, ministre de l'Intérieur et chef du parti au pouvoir UMP. La prochaine élection présidentielle est prévue en mai 2007 et Chirac n'a toujours pas exclu de briguer un troisième mandat malgré sa faible cote de popularité. Il a assuré qu'il ferait part de sa décision au "premier trimestre" 2007. Les députés de droite sont de plus en plus nombreux à craindre que l'impopularité de de Villepin n'entraîne toute la majorité vers un échec aux élections de 2007 alors que la socialiste Ségolène Royal fait désormais jeu égal avec Sarkozy dans les intentions de vote. La cote de confiance de de Villepin dans l'opinion a plongé depuis les émeutes dans les banlieues françaises en novembre, suivies de la longue crise du contrat-jeunes puis de l'affaire Clearstream dans laquelle il est accusé d'avoir voulu nuire à Sarkozy. Hier, de Villepin a concentré son intervention devant la presse sur "l'égalité des chances", notamment dans le domaine de l'éducation. Il a annoncé la prise en prise en charge temporaire des "élèves perturbateurs" dans des structures spécialisées, "pour ne pas pénaliser les autres élèves". Il a aussi affirmé qu'il fallait conjuguer "humanité et fermeté" face aux demandes massives de régularisation de familles sans papiers ayant des enfants scolarisés, tout en excluant une "régularisation massive".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com