G8 : L’Iran et le Proche-Orient accaparent l’attention





Les chefs de la diplomatie du G8, réunis hier à Moscou, devaient presser Téhéran de répondre aux propositions des grandes puissances avant leur sommet, les 15-17 juillet, et examiner la situation au Proche-Orient où les tensions s'exacerbent entre Israéliens et Palestiniens. Le Quotidien-Agences Les huit ministres se sont penchés dès le début de leur rencontre sur la crise du nucléaire iranien alors que Téhéran n'a toujours pas répondu aux propositions qui lui ont été remises le 6 juin, a-t-on indiqué de source diplomatique européenne. Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a donné le ton avant le début de la rencontre en déclarant que l'Iran devait répondre aux propositions de la communauté internationale d'ici au prochain sommet du G8. "Nous attendons leur réponse avant le 15 juillet. Il me paraît évident que l'Iran doit dire oui. Ensuite il y aura une négociation", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec ses homologues de la troïka européenne sur l'Iran (Allemagne, Grande-Bretagne, France) à Moscou. Alors que Téhéran avait indiqué ne vouloir répondre que vers le 20 août, les événements paraissaient se précipiter avec l'annonce d'une prochaine rencontre entre le Haut représentant de la politique extérieure de l'UE Javier Solana et des responsables iraniens début juillet en Europe. Solana, présent à Moscou pour la réunion du G8, a indiqué que cette rencontre interviendrait "probablement le 5 juillet" et "en Europe, probablement à Bruxelles". Si les ministres du G8 devaient appeler à une "réponse rapide" de l'Iran, il est moins probable qu'ils lui fixent une date butoir, la Russie ayant d'ores et déjà signifié qu’"elle ne s'associerait à aucun "ultimatum". "J'espère que nous aurons des réunions plus fréquentes et qu'on n'aura pas besoin de fixer de date finale", a indiqué Solana, qui venait de rencontrer les ministres de la troïka européenne, écartant ainsi a priori l'idée d'une date butoir. Solana a également souligné que la suspension du processus d'enrichissement par l'Iran n'était "pas négociable", une condition préalable posée par les grandes puissances et que Téhéran rejette toujours avec véhémence. Les huit ministres du G8 devraient aussi évoquer la Corée du nord, dont le possible lancement d'un missile balistique à longue portée inquiète au plus haut point la communauté internationale, de Pékin à Washington en passant par Moscou. La situation au Proche-Orient devait constituer l'autre moment fort de leurs entretiens. "Nous parlerons du Proche-Orient, de la façon d'encourager le Hamas à accepter les principes du Quartette (USA, UE, ONU, Russie) pour que nous puissions revenir sur la voie des négociations", a déclaré avant-hier la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice. L'Union européenne s'est dite pour sa part "profondément préoccupée de la détérioration de la sécurité" dans la région et la "réaction militaire" d'Israël. Sur l'Irak, Rice a indiqué attendre "une déclaration ferme" de soutien de ses collègues du G8 au nouveau gouvernement irakien. Son homologue russe Sergueï Lavrov devait appeler de son côté les Etats-Unis à renforcer la sécurité des étrangers dans ce pays, après l'exécution de quatre de ses ressortissants.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com