Arbitrage : Blatter critique l’inaction des assistants





Joseph Blatter critique dans la presse allemande les arbitres-assistants «écoliers» et leur inaction sur les décisions pouvant porter à contestation lors du Mondial 2006. «Je trouve terrible que les trois assistants et le cinquième officiel ne réagissent pas lors des décisions arbitrales, affirme Joseph Blatter dans le quotidien «Tapesspiegel». Ils sortent leur feuille de papier sur chaque action et écrivent comme des écoliers. Et quand l’arbitre anglais Graham Poll donne trois cartons jaunes à un joueur, aucun des écoliers ne réagit». Selon lui, l’arbitre russe Valentin Ivanov a «malheureusement perdu les pédales» lors du match entre le Portugal et les Pays-Bas, au cours duquel il avait distribué 16 avertissements et exclu quatre joueurs. «Quelques arbitres appliquent les consignes trop strictement, d’autres pas assez», affirme-t-il, assurant que la FIFA allait «agir pour que les équipes disputent une rencontre équilibrée». Sensible aux critiques du président du comité d’organisation allemand Franz Beckenbauer qui avait demandé un «nettoyage général» du football en matière de commercialisation des droits, Blatter a annoncé un grand débat après le Mondial. «Nous devons réfléchir aux limites de la commercialisation. Nous devons tenter d’obtenir une commercialisation optimale, pas maximale». Le football de club doit également ne pas dépasser ses limites, prévient-il. Les clubs «engrangent des sommes en millions et personne ne sait d’où cela vient. Les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres. Cette société à deux vitesses est une déformation du football». La FIFA a mis en place un groupe de travail chargé des questions financières dans le football. «Cela deviendra un thème important après la Coupe du monde», dit-il. Il admet également avoir fait des erreurs dans ses relations avec le comité d’organisation allemand. «Nous devrions faire plus attention aux habitudes d’un pays dans l’organisation d’une Coupe du monde. Si nous coopérons avec un brasseur qui n’est pas désiré en Europe, on ne devrait pas l’imposer sans discussion», avoue-t-il.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com