42ème édition du Festival international de Carthage : Des spectacles de chant, de danse, théâtre et un budget révisé de moitié





Pas de Rock Voisine. Mais Julien Clerc et Liane Foly. Pas d’Amina Fakhet mais une Soufia Sadok en pleine forme et un Saber Rebaï, tout frais. Pas de Mejda Roumi, non plus. Quant à l’ouverture du 16 juillet, elle est confiée à des étrangers avec le Théâtre Nô Japonais. Lotfi Bouchnak meublera à son tour la soirée clôturale du 16 août et les autres visages qu’on a vus trop souvent vont y revenir. Le théâtre, le cinéma et spectacles pour enfants vont aussi rythmer quatre espaces du côté de Carthage. Tunis - Le Quotidien Sur la session 2006 du Festival international de Carthage tout (ou presque) a été dit et écrit et le grand public a déjà une idée sur les moments forts et moins forts de la saison qui n’a pas l’air de voler assez haut. On se demande alors l’intérêt de cette conférence de presse (prévue la semaine dernière) qu’a donnée hier à l’ATCE, le directeur artistique du festival de Carthage pour la deuxième année consécutive, le comédien Raouf Ben Amor. Que va-t-elle nous apporter de plus après toutes les interviews données à la presse écrite et audiovisuelle? Réponse : Ca s’impose. Car il y a du nouveau et le programme a été chambardé à la dernière minute et encore une fois le Raouf Ben Amor de se trouver dans l’embarras et de nous parler d’une “session exceptionnelle”. Mais dans le sens contraire de celle de l’année dernière où le paquet a été grandement mis au bonheur d’un public satisfait et généralement servi. Les temps ont changé depuis et le budget doublé pour l’été 2005 n’était qu’éphémère. Nous revenons donc à ce fameux milliard et demi qui doit couvrir tous les frais et au plus infime détail (cachet des artistes, billets d’avions, prise en charge de nos hôtes dans les hôtels et autres factures ..). Le comité du festival doit donc serrer la ceinture et avec les moindre dépenses. “Pas de Rock Voisine à Carthage comme on l’a annoncé, Car nous avons cru l’inviter à partir de Nice et non de Montréal. Le coût diffère et il nous est impossible de l’assurer. Pas d’Amina Fakhet. Elle s’est désistée et à la dernière minute. Nous avons donc été contraints de changer le programme. Mais nous avons veillé sur la qualité et la variété”, nous a dit Raouf Ben Amor qui était entouré de Abderrahmane Bannani et Tarak Bawab du ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine. Et d’ajouter que 60% du festival appartiennent à nos artistes. Quant aux soirées arabes, elle atteignent les 20%. Le reste est confié à des artistes venus de par le monde. * Quatre espaces Au programme, un panaché de spectacles de chant et de musique, du théâtre, du cinéma, de poésie et d’animation pour enfants. Les espaces qui étaient six sont devenus quatre “afin de ne pas trop perturber les festivaliers. Nous avons tenu compte de vos critiques de l’an dernier et nous avons aussi, de notre part, étudié la chose et décidé enfin de garder la scène punique et Al Abdellya de La Marsa pour la musique et le tarab. Les soirées poétiques seront à Ennejma Ezzahra de Sidi Bousaïd et les spectacles pour enfants, c’est le Palais Essaâda qui les abritera”, a souligné le directeur du festival, qui a affiché sa déception pour ne pas recevoir durant toute une année un projet national de nos artistes pour l’ouverture du festival. La seule offre valable c’est le Théâtre Nô, une production japonaise mise en scène sur un texte qu’a écrit l’ancien ambassadeur de Tunisie au pays du Soleil Levant sur Hannibal. Participeront à ce spectacle quelque quinze étudiants tunisiens. “Tout au début, le spectacle a été programmé au troisième soir. Cette production de 2003 en tournée dans le monde est offerte gratuitement par les Japonais qui ne cessent de nous aider culturellement en guise de reconnaissance de 50 ans d’amitié entre les deux pays. Après l’avoir vu, je l’ai programmé pour l’ouverture. C’est grandiose et vous allez le juger vous-même. Quant à Mejda Roumi, j’insiste qu’elle n’a pas demandé plus qu’avant. C’est toujours quarante cinq mille dollars.Pour cette année, il est difficile de l’inviter. Je vais m’excuser auprès d’elle et lui promettre que l’an prochain, elle sera là”, a ajouté le comédien. Devant le parterre de journalistes qui l’ont bombardé de questions, Raouf Ben Amor s’en est plus ou moins sorti et la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Car “moi je propose et le comité de 20 membres décide. Tous sont aussi contraints à respecter le budget”, a-t-il dit. Les fidèles de Carthage n’auront pas cette année de bulletin quotidien comme l’an dernier. Pas aussi de colloque mais avec beaucoup de répétitivité. Car, sur scène il y aura toujours les mêmes têtes (ou quasiment) et uniquement pour un mois et pas plus. Mais le plus sanctionné de tous, c’est Jaïbi qui brille par son absence avec son “Corps Otages”, un succès à l’Odéon parisien, juin 2006. Zohra Abid ________________________________ Les moments forts - L’ouverture le 16 juillet : Théâtre Nô du Japon - La clôture le 17 août avec Lotfi Bouchnak - L’Archie Shepp et les Gnaw du Maroc, le 20 juillet - Le Ballet national coréen, le 21 juillet - Riadh El Fehri avec ses “Vents 440”, le 25 juillet avec la participation de l’Orchestre symphonique de Vienne - Festival DJ, le 26 juillet - Nour Mhanna et Amal Hijazi, le 28 juillet - Julien Clerc, le 31 juillet - Salif Keïta, le 1er août - Liane Foly, le 2 août - Majed Mouhandes et Nawal la Koweïtienne le 3 août - Hussein El Jassim et Maya Nasri, le 4 août - Soufia Sadok, le 5 août - Sonia M’barek, le 13 août - Tarak Jihed, le 18 août - Abir Nasraoui, le 19 août Et tous les autres. Sans oublier le plus frais de notre cinéma, du théâtre et de danse avec Malek Sebaï et Sondes Belhassem et les Garfi, M’raïhi.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com