OMC : Les négociations de Doha de nouveau en réanimation





Les négociations commerciales à l'OMC étaient à nouveau en réanimation hier, après trois jours de discussions infructueuses à Genève, les principaux acteurs réaffirmant toutefois leur volonté d'aboutir avant fin juillet. Le Quotidien-Agences Malgré la pression du directeur général de l'Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy, qui exigeait un accord au plus tard à la fin juin sur les points les plus délicats du cycle de négociations de Doha lancé en 2001, les 149 pays membres ne sont toujours pas parvenus à s'entendre. "Le fait que manifestement nous sommes dans une impasse ici ne signifie pas la mort du cycle", a cependant affirmé la représentante américaine pour le Commerce, Susan Schwab, dont la réunion de Genève était le baptême du feu comme principal négociateur américain. Les pays membres attendent de Lamy qu'il joue un rôle plus actif pour rapprocher les points de vue sur une nouvelle libéralisation des échanges mondiaux. "Le cycle est suspendu. Ce que le directeur général va faire maintenant est d'intensifier les discussions", a indiqué le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim, principal animateur du G20 des pays émergents. "Nous savons tous que juillet sera le mois crucial pour pouvoir conclure le cycle (de négociations) dans un avenir prévisible", sans se prononcer cependant sur la convocation d'une nouvelle réunion à la fin du mois à Genève. Dans l'histoire mouvementée du cycle de Doha, qui est allé depuis cinq ans d'échecs en relances, c'est une nouvelle fois le dossier agricole qui s'est révélé l'obstacle majeur à un accord sur l'architecture d'un compromis final, objectif des discussions. Dans la tradition de l'OMC, où tout progrès dépend du consensus entre pays membres, les principaux animateurs n'ont pas résisté à la tentation de se renvoyer la responsabilité de l'échec. L'insistance des Etats-Unis a obtenir des clarifications sur les "échappatoires" à la baisse des tarifs agricoles a conduit à leur isolement à Genève, position habituellement occupée par l'Union européenne. Accusée de ne pouvoir s'émanciper de la pression du Congrès, qui vient juste de la confirmer dans ses fonctions, Susan Schwab a répondu que "chaque démocratie représentée à ces négociations devait gérer sa propre équation politique".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com