Après l’expiration de l’ultimatum : Le soldat enlevé toujours vivant, Israël exclut toute négociation





Un soldat israélien enlevé le 25 juin était vivant hier selon ses ravisseurs palestiniens après l'expiration d'un ultimatum qu'ils avaient lancé à Israël, le Premier ministre Ehud Olmert excluant à nouveau de négocier sa libération. Le Quotidien-Agences "Nous ne négocierons pas avec les terroristes. Nous agirons avec toute la force nécessaire mais nous ne céderons pas au chantage", a dit Olmert devant des hommes d'affaires à Beersheva, dans le sud d'Israël. Les ravisseurs, dont l'ultimatum a expiré à 03H00 GMT hier, exigent la libération de femmes et de mineurs palestiniens emprisonnés en Israël ainsi que de 1.000 autres détenus palestiniens et arabes, ce dont Israël refuse d'entendre parler. "On ne laissera croire à personne que l'enlèvement constitue un moyen de mettre Israël à genoux. Si l'on cède aujourd'hui, de nombreux civils seront la cible d'enlèvements car on ferait croire que ces méthodes sont payantes", a ajouté Olmert. "C'est une guerre longue qui nécessite beaucoup de patience. Elle nous oblige parfois à une grande retenue. Il faut savoir serrer les dents, asséner des coups très durs. Nous le ferons, et nous vaincrons et nous ramènerons Gilad Shalit à sa famille", a-t-il poursuivi. * Poursuite des opérations Olmert a par ailleurs ordonné aux forces de sécurité de poursuivre les opérations contre "les terroristes, ceux qui les protègent et ceux qui leur donnent des ordres". "Nous frapperons tous les terroristes. Aucun de ceux qui s'en prennent à l'Etat d'Israël ne seront épargnés", a-t-il menacé. Un porte-parole de l'Armée de l'Islam, un des trois groupes qui ont revendiqué l'enlèvement du soldat a indiqué que "certains pensent que les groupes qui ont mené l'opération (de capture du soldat) peuvent le tuer mais nos principes islamiques stipulent qu'il faut respecter les prisonniers et ne pas les tuer". "Nous avons donné un ultimatum qui a expiré. * Tous les efforts ont échoué. L'ennemi porte l'entière responsabilité des conséquences de ses positions et du destin du soldat", a averti ce porte-parole. "Il n'y a plus de discussions et nos opérations de résistance se poursuivront. Nous enlèverons d'autres soldats et colons", a-t-il ajouté. Dans un communiqué publié lundi, les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas), les Comités de la résistance populaire et l'Armée de l'Islam avaient implicitement laissé planer la menace d'une exécution du soldat si leurs demandes n'étaient pas satisfaites avant l'expiration de l'ultimatum. Un porte-parole du gouvernement israélien, Avi Pazner, a également affirmé que le soldat enlevé était toujours en vie. "Nous avons des informations sûres. Jusqu'à l'heure où je vous parle, il est vivant", a affirmé Pazner à la chaîne française d'information en continu LCI. "L'expiration de cet ultimatum n'a rien changé, nous ne céderons pas aux terroristes", a pour sa part affirmé le ministre de la Justice, Haïm Ramon, à la radio.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com