Offre nucléaire : L’UE attend une «première réponse» de Téhéran





Un mois après lui avoir présenté une offre de coopération des grandes puissances sur le nucléaire, l'UE attendait hier une "première réponse" du négociateur iranien Ali Larijani, qui a déjà rejeté l'idée de suspendre au préalable tout enrichissement d'uranium. Le Quotidien-Agences Larijani doit rencontrer le Haut représentant de l'UE pour les Affaires extérieures Javier Solana aujourd’hui à Bruxelles. "Nous avons besoin d'une première réponse officielle de l'Iran pour que cette réponse nous permette d'avancer", a indiqué hier la porte-parole de Solana, Cristina Gallach. Solana a présenté à Téhéran le 6 juin une offre de coopération au nom des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne, qui vise à obtenir la suspension de l'enrichissement d'uranium. Cette offre comporte une série de mesures incitatives, dans le secteur nucléaire civil et plus généralement économiques et commerciales. "Cette offre présentée il y a quatre semaines était très positive, très audacieuse. Il est important de savoir officiellement ce que les Iraniens en pensent après les diverses déclarations publiques", a indiqué Cristina Gallach. "Nous verrons si c'est une première réponse, une dernière réponse, définitive, temporaire...", a-t-elle ajouté. Les responsables iraniens ont multiplié ces derniers jours les déclarations rejetant les appels des grandes puissances à répondre clairement à cette offre depuis quelques jours. * Ce n’est qu’un début "Notre négociation avec les Européens se tiendra aujourd’hui, mais ce n'est que le début des discussions et notre réponse définitive à leurs propositions sera prête vers le milieu du mois (iranien, ndlr) de Mordad", soit autour du 6 août, a ainsi assuré hier matin Larijani sur la télévision d'Etat iranienne. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait précédemment indiqué que la réponse de l'Iran n'interviendrait que vers la fin de ce mois de Mordad, qui s'achève le 22 août. Les Iraniens ont également rejeté à plusieurs reprises l'idée d'une suspension de l'enrichissement d'uranium comme préalable au début des négociations sur son dossier nucléaire. "Nous avons donné notre opinion sur la suspension (de l'enrichissement d'uranium) avant, et nous ne pensons pas qu'il s'agisse d'une proposition raisonnable", a répété Larijani. Si certaines capitales, notamment Washington, insistent sur cette condition préalable pour commencer les négociations, la prudence est de mise à Bruxelles, où l'offre des grandes puissances est décrite comme une proposition visant à convaincre Téhéran d'abandonner cet enrichissement. "Nous attendons de voir ce que Larijani nous dit pour moduler ce que nous allons répondre", a précisé la porte-parole de Solana. "La réponse quelle qu'elle soit devra être évaluée par les ministres signataires" de l'offre, a-t-elle ajouté, renvoyant à une déclaration du G8 de la semaine dernière.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com