Vola Italia, vola !





La presse italienne a salué hier une "Italie historique", "plus forte que tout", "capable de battre les martiens", après sa victoire (2-0 a.p.) contre l'Allemagne et sa qualification pour la finale du Mondial 2006. "Une Italie historique, nous sommes en finale", titre à la Une La Repubblica, tandis que le principal tirage du pays, le Corriere della Sera, écrit en première page "L'Allemagne battue lors des prolongations, un autre match pour l'Histoire". Les journaux spécialisés se laissent aller aux émotions: "Nous vous aimons" écrit en caractère gigantesques le Corriere dello Sport, tandis que la Gazetta dello Sport titre "Vole Italie, vole". "Cette Italie peut battre tout le monde, y compris les martiens. Toute l'Allemagne pleure pour ce 2 à 0 plus que mérité (...) mais avec l'Italie elle a toujours perdu. Une raison existe et c'est la suivante: l'Italie est plus forte", écrit le quotidien de la capitale italienne, Il Messaggero. "Nous sommes grands et nous le savions", titre dans son éditorial le Corriere dello Sport. "Nous les avons battus, les Allemands, ils boycotteront la pizza, nous laissant les saveurs plus belles, plus bonnes" de la victoire, poursuit le journal. "L'équipe s'est fait apprécier, admirer, elle s'est fait aimer pour son esprit extraordinaire, pour sa capacité de souffrir, de lutter tout en maintenant la lucidité", ajoute le Corriere. "C'est un match qui est entré dans la légende, une demi-finale qui restera dans les yeux et dans les cœurs et qui nous offre une sixième finale de Mondial", conclu le journal. "Ils ont tout donné et pour cette raison, à la fin, ils ont tout obtenu. La finale, la gloire, les applaudissements du monde entier", écrit dans son commentaire La Stampa, le journal du groupe Fiat. Les deux principaux quotidiens italiens, le Corriere della Sera et la Repubblica, consacrent, entre la victoire contre l'Allemagne et le procès des matches truqués du Calcio, respectivement les 14 et les 13 premières pages à la planète football. ------------------------------------------------------------------------------ Allemagne - Italie (0 - 2 A.P) : La squadra était plus aguerrie Tout vient à point à qui sait attendre. La Squadra Azzurra a tiré profit au maximum de sa patience, son métier et son réalisme pour venir à bout inextremis d’une Mannschaft volontaire mais incapable de changer le cours des choses. C’est que l’Italie a aussi bien préparé son coup. Sachant que le temps jouait en sa faveur, elle a cherché d’abord à limiter les espaces devant son adversaire. Il fallait aussi bloquer les couloirs pour empêcher les latéraux de centrer vers Klose. A ce jeu là, les cerbères italiens Gattuso, Camoranese, Pirlo et Perrotta excellent. Devant, Toni pouvait compter sur Totti pour chatouiller Lehmann. Au fil du temps, les Azzurri donnaient l’impression de maîtriser leur sujet. La lutte à l’entre-jeu était acharnée, les duels serrés et on n’avait pas beaucoup de choses à se mettre sous la dent au niveau des occasions de but. Puis vinrent les prolongations. Déjà supérieurs à leurs vis-à-vis lors du temps réglementaire, les hommes de Lippi étaient assez frais et assez rusés pour aller tirer deux fois sur le poteau de la cage de Lehmann avant de l’emporter sur le fil grâce à deux buts aux toutes dernières minutes, œuvres de Grosso et Del Piero. Un verdict logique au vu de la prestation des deux sélections. La Squadra Azzurra a fait valoir son métier, sa force mentale et sa rigueur tactique et a mérité amplement sa qualification en finale. La Mannschaft, elle, a démontré ses limites avant-hier soir. Ses moyens actuels ne lui permettent réellement pas de monter sur la plus haute marche du podium. Rajeunie et manquant terriblement de métier et de joueurs aguerris (à l’exception, de Ballack, qui était amoindri par une blessure,et de Lehmann), elle a souvent évolué avec un axe central sans expérience et un entre-jeu porté vers l’offensive. Son élimination à ce stade de la compétition est dans la logique des choses même si elle fait mal à tout un peuple. * Formations Allemagne: Lehmann, Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm, Schneider, (Odonkor 83’), Kehl, Ballack, Borowski (Schweinstiger 73’), Klose (Neuville 111’), Podolski. Italie: Buffon, Zambrotta, Cannavaro, Materazzi, Grosso, Camoranesi (Iaquinta 91’), Gattuso, Pirlo, Perrotta (Del Piero 104’), Totti, Toni (Gilardino 74’). Jamel BELHASSEN


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com