Les prix du pétrole toujours perchés près de records historiques





Le Quotidien-Agences Les prix du pétrole restaient perchés à des niveaux très élevés hier après avoir battu un nouveau record la veille à New York, portés par les tensions géopolitiques et les craintes de pénurie d'essence aux Etats-Unis. A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en août reculait de 31 cents à 74,88 dollars lors des échanges électroniques, sous le coup de légères prises de bénéfices. Mercredi, il a atteint 75,40 dollars en cours de séance, un record depuis le début de sa cotation à New York en 1983. Il battait ainsi son précédent record de 75,35 dollars, datant du 21 avril. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord sur l'échéance d'août perdait 35 cents à 73,63 USD hier, après un pic à 74,22 USD plus tôt dans la matinée, son plus haut niveau depuis son record du 2 mai de 74,97 dollars. Cette nouvelle flambée du brut, après deux mois d'évolution dans des marges étroites, a été déclenchée mercredi par les tirs d'essai de sept missiles nord-coréens, et par le report par l'Iran d'une réunion prévue à Bruxelles sur son programme nucléaire controversé. Ces développements sur le front géopolitique ont convaincu les fonds d'investissement de revenir en masse sur le marché pétrolier, qu'ils avaient délaissé ces dernières semaines. "Les fonds chassent en meute", explique Bruce Evers, analyste à la banque Investec. "Ils ont vu la situation géopolitique s'envenimer et ils sont tous revenus en masse sur le marché". "On entre dans le cœur de la saison des ouragans, l'Iran continue de faire sa difficile, la Corée du Nord refuse de bien se comporter... tout est en place pour une nouvelle envolée", estime l'analyste, qui parie "les yeux fermés" sur un baril à plus de 80 dollars d'ici la fin de l'année. La Corée du Nord ne produisant pas de pétrole, les tirs de missiles ne présentent pas un risque majeur pour l'approvisionnement en brut. Mais ils ont servi de rappel au marché de l'état d'agitation géopolitique actuel, d'après les analystes. Les tensions avec l'Iran sur son dossier nucléaire sont en revanche directement liées à l'or noir, dont Téhéran est le quatrième producteur mondial, avec 4 millions de barils par jour de brut.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com