Les Bleus en finale : Zizou encore et toujours





La France a rejoint l’éternelle Italie au dernier stade de la Coupe du Monde, Berlin, en montrant plus de nerfs que le Portugal (1-0) mercredi à Munich, pour un choc qui offrira un cadre somptueux aux adieux de Zinedine Zidane et à son entrée au Panthéon du football. Zizou, auteur du but de la victoire sur penalty (33’), pouvait-il imaginer plus belle sortie ? Assurément non. Il n’a pas pris le carton jaune qui l’aurait privé de Berlin, comme aucun des quatre autres titulaires sous la menace (seul Saha sera suspendu). Et voilà désormais le N° 10 tricolore, 34 ans, en passe d’entrer encore dans la légende, huit ans après. Pour la France, il y avait le 12 juillet, soir d’éternité de 1998, il y aura maintenant un 9 juillet. Car quoiqu’il arrive dimanche, face à une Italie revancharde après la finale cauchemar de l’Euro-2000, ces Bleus-là ont réussi leur Coupe du monde au-delà des espérances. Une vague bleue déferle sur le pays, presque irrésistible. C’est déjà beaucoup. Berlin ! Le sélectionneur Raymond Domenech a gagné son pari, inlassablement martelé depuis la mi-octobre, même quand les sceptiques se faisaient nombreux, et peut reprendre le slogan que les supporters allemands ne chanteront plus : «Berlin, wir fahren nach Berlin» (nous allons à Berlin). La génération dorée des Zidane, Thuram et Barthez, devenu mercredi le Français ayant joué le plus de matches de Coupe du Monde (16), s’éteindra donc dans la capitale allemande, avec le sentiment du devoir plus qu’accompli, avec la chance d’avoir écrit ensemble les plus belles pages du football français. Face au Portugal, finaliste malheureux de «son» Euro-2004, les Bleus ont encore fait montre de cette maîtrise collective, l’esprit d’équipe aussi, qui leur avait permis de surclasser l’Espagne (3-1) en 8ème de finale et le Brésil (1-0) en quart. Mercredi, les Bleus ont appliqué la même stratégie mais ils furent peut-être un peu moins dominateurs, peut-être un peu moins sûrs d’eux, à l’image d’un Makelele nettement moins souverain, d’un Zidane moins rayonnant. Mais comme souvent dans les rencontres de ce niveau, dans le parfum enivrant des matches à quitte ou double, où la planète football semble retenir son souffle, tout s’est joué sur de menus détails. Un croche-pied de Ricardo Carvalho sur Thierry Henry dans la surface a suffi.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com