Les Bleus en finale : Jusqu’où iront Domenech et ses… «vieux» ?





Le coach français n’a jamais cessé de le clamer haut et fort. Les Tricolores n’ont qu’un seul objectif, celui d’être là le 9 juillet à l’occasion de la finale du Mondial. Les événements ont fini pour lui donner raison après un parcours inespéré il y a encore trois semaines. Face au Portugal, et comme tout le monde s’y attendait, la partie ne fut guère facile. La force offensive des hommes de Scolari a pesé sur l'entre-jeu français qui a beaucoup souffert pour imposer son rythme et limiter les espaces devant leurs adversaires. Les deux équipes ont évolué avec le même schéma (4-2-3-1), une option à vocation offensive, mais elles tenaient avant tout à dominer au milieu et à varier le jeu sur les ailes. Les débuts furent favorables aux Portugais qui arrivaient légèrement à faire reculer l’adversaire, mais les occasions se faisaient rares et il a fallu attendre plus d’une demi-heure pour assister au tournant du match lorsque Carvalho commit l’irréparable en crochetant Henry dans la surface de réparation. Zidane, le patron et l’homme à tout faire des «Bleus» se chargea du reste, permettant à son équipe de prendre une précieuse avance dans un match où les opportunités de marquer étaient rares. Cette avance, les Français vont la préserver, avec beaucoup de difficultés, surtout en fin de match avec une occasion en or offerte à Figo dont le heading a raté le cadre. Côté français, c’est surtout le travail défensif qui a bien fonctionné alors qu’à l’entre-jeu, les joueurs réussissaient leur rôle dans la récupération mais ils ont souffert pour relancer ou pour garder encore plus la balle. En face, Scolari n’avait pas le choix et a utilisé tous ses atouts offensifs même si le remplacement de Pauleta, le seul avant de pointe de l’équipe, ne s’imposait pas. Encore une fois, l’histoire a été un éternel recommencement pour ces deux équipes et les Portugais, qui n’avaient pas à rougir de cette défaite, vont devoir encore attendre pour battre les Tricolores dans une compétition officielle. * Réaction foudroyante Voilà donc le onze français en finale du Mondial. Il est peut-être utile de rappeler qu’un tel exploit était inimaginable au début de la compétition. On reprochait à Raymond Domenech d’avoir fait de mauvais choix et d’avoir opté pour des joueurs vieillis incapables de soutenir le rythme dans un tournoi aussi relevé. Les craintes des moins optimistes ont été justifiées contre la Suisse et la Corée du Sud, mais l’équipe a su réagir au bon moment pour relever la tête et prouver qu’elle n’a rien perdu de son talent et de son métier. Zizou, Thuram, Viera, Sagnol et Makélélé se sont battus comme des lions et le capitaine des Tricolores a même offert, à lui seul, un véritable récital que les Brésiliens, surtout, ont eu le privilège de vivre en... direct. Avec ses jambes de vingt ans et son mental de jouer en pré-retraite, Zidane a métamorphosé toute une équipe et le résultat n’a pas tardé. A présent, on se demande si cette même bande de «vieux» va être capable d’aller jusqu’au bout. Domenech est de plus en plus confiant : «Mes joueurs ont promis de tout faire pour être de la fête le 9 juillet. Il reste à montrer la dernière manche face à un adversaire redoutable. Nous avons montré que nous en sommes capables et à nous de le prouver contre l’Italie». Les Tricolores ont également réalisé un autre exploit face au Portugal, celui d’éviter des cartons jaunes pour cinq joueurs qui risquaient de sauter la finale. Seul Saha, un remplaçant, connaîtra ce sort alors que les commandants et leur major, Zidane, seront tous présents dimanche prochain à Berlin. Kamel ZAIEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com