Irak Découvertes macabres et violences meurtrières





L'Irak a été marqué hier par la découverte macabre de 40 corps et la mort de 61 personnes ces dernières 24 heures et ce malgré les promesses du nouveau Premier ministre "de frapper d'une main de fer les auteurs de la violence". Le Quotidien-Agences Deux soldats américains sont morts en 24 heures en Irak, dont l'un dans une attaque au sud-est de Bagdad, a annoncé hier l'armée américaine. Un soldat a été tué mardi soir dans l'explosion d'une bombe artisanale au sud-est de Bagdad, selon un premier communiqué de l'armée. Dans un deuxième communiqué, l'armée a annoncé la mort hier d'un autre soldat "hors combat" dans la capitale irakienne. Par ailleurs, les corps de quarante personnes assassinées et certaines portant des marques de torture ou décapitées ont été découverts dans Bagdad, ses environs et au nord de la capitale, selon des sources de sécurité. Les enlèvements et les exécutions sommaires se sont multipliées en Irak depuis la destruction en février du dôme d'un mausolée chiîte dans la ville sunnite de Samarra, qui a été suivie par des violences meurtrières entre chiîtes et sunnites. En outre treize personnes, dont un journaliste sportif de la chaîne publique Iraqia, Jaafar Ali, ont été tués mercredi et des dizaines blessés dans des attaques dans diverses régions, au lendemain d'une journée particulièrement sanglante au cours de laquelle 53 personnes ont été tuées. * Promesse Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a menacé hier de frapper d'une main de fer les auteurs de violences dans la ville méridionale de Bassorah où il s'est rendu en visite pour examiner le dossier de la sécurité. "Nous allons frapper d'une main de fer les têtes des bandes et des responsables des violences dans la ville", a prévenu Maliki qui s'adressait aux dignitaires de la ville, située à 550 au sud de Bagdad, et qui connaît de nombreuses violences sur fond de rivalités interchiîtes. "Nous avons pour responsabilité de nous dresser devant tous ceux qui violent les droits de l'Homme, étant donné que l'Irak est entré dans une ère de respect de ces droits", a-t-il encore averti. "La sécurité d'abord, la sécurité ensuite et toujours", a martelé le Premier ministre qui s'est rendu dans la ville accompagné notamment par le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi. "L'agent de sécurité doit travailler sans crainte des ingérences politiques car on ne peut pas vivre et reconstruire le pays sans respecter les responsables de la sécurité", a encore dit Maliki. "Que se passe-t-il à Bassorah et à quoi riment ces assassinats et ces bandes qui enlèvent et pillent?" s'est-il interrogé en affirmant que cette ville, qui est un "débouché du pays sur l'extérieur ne peut plus supporter le sang versé". "Nous ne dormirons tranquillement que quand Bassorah dépassera cette crise et retrouvera la stabilité", a ajouté le Premier ministre, qui a dit également ne pas comprendre le sens des violences opposant chiîtes et sunnites qui "sont tous deux musulmans et Irakiens avant tout". Il a, à ce propose, annoncé un couvre-feu d’un mois dans la ville de Bassorah.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com