Khaled Ben Yahia : «La continuité porte souvent ses fruits»





Le technicien le plus heureux de la saison passée, Khaled Ben Yahia, repart avec l’Espérance pour une nouvelle aventure qui sera certainement aussi exaltante que délicate. Après seulement trois semaines, l’Espérance retrouve le Parc B et les entraînements. Etait-ce suffisant pour souffler après une saison difficile? Il est vrai que la tension était parfois difficile à soutenir surtout depuis le moment où le titre était devenu un réel besoin, mais nous devons nous adapter à la situation et au calendrier. Le 15 juillet prochain, on aura à rencontrer le Raja Casablanca et il est temps de se remettre au travail. Quel programme avez-vous établi pour cette préparation? Même si rien n’est encore définitif, je dirai qu’on aura à s’entraîner au Parc B avec un stage d’une semaine ou de dix jours en Suisse avec, à la clé, trois rencontres amicales. Disposant d’un effectif pléthorique, vous aurez à un certain moment à effectuer un choix pour arrêter la liste définitive. J’attendrai le jour où tous les joueurs seront là pour choisir. Je sais que ce sera un exercice très délicat vu la valeur de l’effectif, mais il faudra le faire en toute objectivité. La décision sera certainement prise dans la douleur. Après avoir remporté le doublé à la fin de la saison 2005-2006, quel pourrait être l’objectif de l’Espérance cette fois-ci? (Après quelques moments de réflexion): Au risque de vous étonner, le Bureau directeur ne demande pas le titre coûte que coûte, on va cravacher dur pour demeurer au sommet et comme vous le savez, il est plus difficile de demeurer sur les sommets que d’y accéder. Sur le plan technique, où résidera la priorité? Incontestablement au niveau de la qualité du jeu. L’effectif dont je dispose permet tous les espoirs. Mener une équipe pour une seconde saison consécutive devrait certainement vous faciliter la tâche, n’est-ce pas? La stabilité sur le plan technique porte souvent, sinon toujours ses fruits. Prenez l’exemple des grands clubs tels que la Juventus ou Arsenal. Quand un entraîneur est aux commandes pendant deux, trois ou quatre saisons de suite, avec aussi une stabilité au niveau administratif, les résultats ne se font pas attendre. Cela dit, en football, rien n’est acquis à l’avance. A l’Espérance, je peux rester encore deux nouvelles saisons comme je peux partir dans un mois. Votre passage à la tête de la sélection algérienne était-il de l’info ou de l’intox? Croyez-moi, j’ai appris cette nouvelle comme vous sur les colonnes des journaux. Il n’a jamais été question d’aller entraîneur en Algérie. Je suis bien à l’Espérance et j’ai déjà donné mon accord au président du club depuis deux semaines déjà. Propos recueillis par Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com