M. François Goulard, ministre français de l’Enseignement supérieur et de la recherche : «Nous œuvrons à améliorer les conditions de séjour des étudiants tunisiens en France»





Après avoir rencontré son homologue tunisien, le ministre français de l’Enseignement supérieur et de la recherche a rencontré, hier, au siège de l'Institut Français de Coopération et en présence de l’ambassadeur de France en Tunisie, des étudiants et des chercheurs tunisiens. Tunis - Le Quotidien “Nous ne cherchons pas à attirer les élites étrangères et à en priver leurs pays d’origine” : c’est en ces termes que M. François Goulard, ministre français de l’Enseignement supérieur et de la recherche a résumé l’actuelle politique de son pays en matière de séjour et d’embauche des étudiants tunisiens ayant achevé leurs études dans les écoles doctorales françaises. Ces derniers pourraient, en revanche, avoir “une première expérience professionnelle en France pendant une année renouvelable”. Outre les chances de travail offertes aux étudiants qui préfèrent rester en France, les étudiants tunisiens qui ont pris part à la rencontre se sont enquis des possibilités d’alléger les formalités administratives nécessaires pour accéder aux écoles doctorales françaises. Des formalités qui prennent souvent les allures d’un cercle vicieux. Explication : pour retirer sa carte de séjour, l’étudiant devrait se munir d’une inscription, d’un compte bancaire et d’une attestation d’hébergement. Or, quand on n’a pas le séjour en règle on ne peut aucunement avoir accès ni à l’hébergement, ni au compte bancaire. C’est un peu l’histoire du “serpent qui se mort la queue”. En réponse à cette question, le ministre français n’est pas allé par quatre chemins : “les procédures vont changer. C’est vrai que dans certains cas les services de l’administration ne fonctionnent pas bien. Raison pour laquelle les délais de réponses sont très longs”, a-t-il expliqué. En ce qui concerne l’accès des bacheliers aux classes préparatoires françaises, M. Goulard précise que la diminution du nombre des étudiants tunisiens d’une année à l’autre constitue un choix de la part des autorités tunisiennes d’autant que les bonnes classes préparatoires ne manquent pas en Tunisie. D’autre part, le ministre français a affirmé que le gouvernement ne peut en aucun cas financer toutes les thèses en co-tutelle. “Sur mille thésards on ne peut financer que 25% qui seront réservés aux meilleurs projets de recherche. Même les doctorants français ne sont pas tous financés”, a-t-il indiqué. S’agissant de l’installation des laboratoires de recherche français en Tunisie, M. Goulard a souligné que cette politique est profitable aux deux parties. Elle apporte en effet à la Tunisie savoir-faire, postes d’emploi et activités à forte valeur ajoutée et renforce l’entreprise française. Toujours est-il qu’il faudrait faire des efforts pour donner une meilleure image de la Tunisie en mettant en avant la volonté des pouvoirs publics et la bonne formation des étudiants tunisiens. Par ailleurs, le ministre français a fait remarquer que la signature des conventions de coopération entre les universités françaises et tunisiennes est du ressort des établissements tunisiens qui devraient se montrer plus actifs. M. Goulard n’a pas également manqué de rappeler que son département s’emploie à améliorer les conditions d’accueil tout en exprimant sa considération pour la formation en Tunisie qu’il trouve de grande qualité. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com