Basket – Finale de la coupe L’analyse technique de… Abouda Ben Brahim





«Les meilleurs choix tactiques de la D.S.G.» Ils l’ont fait ces diables de Grombaliens ! Leur mérite est assurément incommensurable, dans la mesure où ils y ont cru, en s’en remettant aux vertus premières du sport à savoir un mental de fer, une irrésistible faculté de surpassement et surtout une belle discipline tactique. Quels arguments notre consultant technique, Abouda Ben Brahim, peut-il utiliser pour expliquer l’exploit historique de la Dalia et la déconfiture nabeulienne ? Le jeu de la D.S.G. «Avant tout, on pouvait lire facilement sur les visages des Grombaliens leur fierté de jouer cette finale, un sentiment hautement galvanisateur. En outre, ils ont fourni, tout au long du match, l’irréfutable preuve qu’ils étaient excellemment préparés, à tous les niveaux». Défense «Les Grombaliens ont varié les schémas défensifs, tels que la zone, l’homme-à-homme, le pressing tout terrain, notamment après les temps morts, en fonction de la manière d’évoluer de l’adversaire et des exigences du moment. Ils ont joué avec beaucoup d’agressivité et d’engagement et ils étaient présents de façon très prononcée dans les duels, comme en témoigne la blessure de Saïed, suite à une faute qu’il a, pourtant, lui-même commise. De plus, ils ont fait montre d’un mental très solide, en ne paniquant jamais, même à -11». Attaque «A ce niveau, les camarades de Ferchichi ont fait preuve de beaucoup de patience en faisant durer au maximum leur attaque. Cette option a un double avantage, à savoir fournir le moins d’opportunités possibles à l’adversaire d’accaparer la balle et, corrélativement, bien préparer le repli défensif. Par ailleurs, ils ont toujours eu le souci de mettre le tireur dans les meilleures conditions. Sur un autre plan, leur contre a fonctionné opportunément, chaque fois que l’occasion propice s’est présentée». Le jeu du S.N. «D’après ce qu’il nous a été donné de voir, dans les confins du lieu et du temps, les Nabeuliens sont venus pour accomplir une simple formalité. On dirait que dans leur tête, le match était gagné d’avance, toujours d’après les apparences». Défense «Ce qui n’a pas manqué de héler l’attention des observateurs, c’est l’absence de variation dans les schémas défensifs, alors que plusieurs situations du moment dictaient d’opter pour d’autres dispositifs. Ainsi, les Nabeuliens ont-ils appliqué, tout au long du match, un homme-à-homme, sans agressivité et sans aide, de surcroît, et ce, quelle que soit l’attitude offensive de l’adversaire. De plus, ils ont usé de passivité, notamment dans les moments les plus cruciaux du match, entendons les dernières minutes, voire les dernières secondes, en référence aux trois tirs meurtriers de Ferchichi de la longue distance. Avec une défense pareille, ils n’ont fait que subir le jeu et la loi de l’adversaire, tout en étant incapables d’imposer leur cachet coutumier». Attaque «Les Nabeuliens ont joué sur le plan offensif, à rebrousse-poil de leur style habituel. A aucun moment, ils n’ont emballé le match. Contre la zone, ils se sont quelque peu appliqués, mais jamais nous n’avons eu l’impression que le SN avait une quelconque mainmise sur le match, même à +11 (52-41). Et quand ils furent rejoints au score, ils ont paniqué, le doute ayant eu raison d’eux, parce que tout simplement, ils n’étaient, apparemment, pas préparés à la pareille situation, surtout en fin du match». Ce qui a fait la différence «C’est d’abord, sur le plan mental que le clivage était criant. Autant les Grombaliens étaient transcendés, autant les Nabeuliens convaincus de faire l’emballage en un tournemain pour fêter comme il se devait le doublé. Il y a lieu, ensuite, de mettre en exergue les choix tactiques judicieux de la DSG. Enfin, le scénario final, lorsque le score était de 69-71 en faveur des Grombaliens à 40’’, a été fatal pour les Nabeuliens qui l’ont catastrophiquement négocié (tir à l’aveuglette), alors que d’autres choix s’imposaient, tels que le débordement, d’autant plus que les 4 fautes collectives de la DSG, étaient déjà consommées». Wahid SMAOUI ____________________________ Dames C.S.P.C. - C.S.S. (56 - 81): Comme à l’entraînement Salle : Radès Public : 3000 environ Arbitres : Mourad Dardour - Sami B. Zineb Evolution du score par quart-temps (17-22), (29-36), (44-58), (56-81) * Pointeuses - CSPC : Aïda Soltani (20’), Faïza Klaï (10), Aya Soltani (9), Mariem Zbidi (8), Asma B. Addi (4), Karima Jendoubi (3), Mehrezia Ksouri (2). - CSS : Mouna Kheriji (22), Thouraya Adsi (15), Selma Mnasria (13), Fatma Barkallah (11), Fatma Zagrouba (10), Houda Chebli (10). * Tirs des 3 pts - CSPC : Karima Jendoubi (1) - CSS : Fatma Barkallah (1), Mouna Kheriji (1). Note du match : 11/20


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com