Partenariat-Euromed : Les médias appelés à assumer leurs rôles dans le Processus





Des responsables d’organismes de presse des pays du pourtour méditerranéen se sont réunis récemment à Bruxelles pour mettre au point un programme de formation destiné aux journalistes intitulé «L’Europe pour les journalistes de la Méditerranée». * De notre envoyé spécial à Bruxelles: Lotfi TOUATI Bruxelles-Le Quotidien Le programme est destiné à aider les médias des pays du Sud à contribuer au développement des relations euro-méditerranéennes et à jouer un rôle prépondérant dans la politique du voisinage durant les prochaines années. Le programme comporte une série de séminaires se rapportant aux mécanismes de la politique de voisinage, au commerce dans l’espace Euromed, aux relations des pays membres avec les nouveaux Etats membres. Ce cycle de formation intervient dix ans après le lancement du Processus de Barcelone et dont un premier bilan ne se place pas à la mesure des attentes des pays du Sud. Ceci est d’autant plus vrai que l’élargissement de l’Europe aux pays de l’Est a été mal perçu par la plupart des pays du Sud et suscité en eux des interrogations voire des inquiétudes quant aux réelles intentions des pays de l’Union européenne et à l’avenir même du Processus. Les raisons de la lenteur du Processus de Barcelone sont multiples. Il serait fastidieux de les énumérer dans ce contexte. Il est important de noter à ce propos que les deux parties n’ont d’autres choix que de regarder l’avenir avec des paramètres communs et de s’entraider pour trouver les solutions idoines aux problèmes de la région. M. Jullian Vassallo, de l’Unité Moyen-Orient-Méditerranée au Conseil de l’UE a pour sa part affirmé que le Processus de Barcelone ne constitue pas un plan Marshall. Nous n’avons à aucun moment programmé l’injection de milliards d’euros dans les pays de la Méditerranée pour réaliser un miracle.? Le Processus de Barcelone ne constitue pas un forum pour résoudre les problèmes de la Méditerranée et du Moyen-Orient. «Ce que nous pouvons nous reprocher, c’est parfois le manque de communication et le manque de transparence avec les médias. Les fonds seuls ne sont pas en mesure de transformer la région. Le changement vient de l’intérieur». Mme Emna Udwin, porte-parole de la commission européenne a pour sa part estimé dans une déclaration à notre journal que la Tunisie avec qui les discussions se poursuivent, a réalisé beaucoup d’efforts dans la concrétisation du partenariat euro-méditerranéen. Quoi qu’il en soit, le Processus de Barcelone pourrait ressembler à une bouteille à moitié pleine, où à moitié vide. Il est du devoir des pays du pourtour méditerranéen de réfléchir judicieusement aux meilleures opportunités pour donner un nouvel élan au Processus de Barcelone et d’œuvrer ensemble pour réaliser des étapes concrètes pour l’édification d’une politique de partenariat répondant aux aspirations et aux attentes des pays des deux rives de «Mare Nostrum». L.T.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com