L’OLP approuve le référendum : Le Hamas dos au mur





Le Comité exécutif de l'OLP a approuvé hier la tenue d'un référendum de sortie de crise proposé par le leader palestinien Mahmoud Abbas, qui en annoncera la date "avant la fin de la semaine", ont indiqué des responsables palestiniens. Le Quotidien-Agences Un proche de Abbas et chef du groupe parlementaire du Fatah au parlement, Azzam Al-Ahmad, a affirmé que le président de l'Autorité palestinienne annoncerait "jeudi" la date du référendum dans un décret. "Le président annoncera la tenue du référendum et sa date par décret sous 48 heures. Le référendum devra avoir lieu 40 jours après cette annonce", a pour sa part déclaré le porte-parole de la présidence de l'Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina. Abbas a décidé d'organiser un référendum sur une initiative pour sortir de la crise après le refus du Hamas de modérer sa ligne politique dans le cadre d'un "dialogue national" entre les différentes factions, qui s'est achevé avant-hier soir sur un constat d'échec. Le comité exécutif de l'OLP a approuvé la décision de Abbas lors d'une d'une réunion dans son QG à Ramallah. "Le comité exécutif a approuvé la décision du président Abbas d'organiser un référendum", a déclaré Yasser Abed Rabbo, membre du comité exécutif. "Le président Abbas annoncera d'ici la fin de la semaine le lancement des préparatifs en vue du référendum et sa date. Cela donnera un délai supplémentaire au Hamas pour changer sa position", a-t-il ajouté. "Le comité exécutif a mandaté le président Abbas pour organiser un référendum", a déclaré un autre membre du comité exécutif Ali Ishaqi. Le référendum portera sur un "document d'entente nationale" élaboré par des cadres de différents groupes palestiniens détenus par Israel et prévoyant la fin des attentats en territoire israélien et une reconnaissance implicite de l'Etat juif, ce que le Hamas rejette. * Document Un autre membre du comité exécutif, Rawhi Fattouh, a affirmé que la tenue d'un référendum deviendrait inutile si le Hamas accepte le "document des prisonniers" avant l'annonce de la date de la consultation populaire par Abbas ou même dans la période "entre l'annonce de la date et la tenue effective du référendum". "Le référendum en soi n'est pas une fin. C'est un moyen pour casser l'isolement imposé au peuple palestinien", a-t-il dit. Le gouvernement contrôlé par le Hamas est en effet boycotté et privé d'aide financière par l'Europe et les Etats-Unis, ce qui a conduit l'Autorité palestinienne au bord de l'effondrement financier. Le gouvernement islamiste est également engagé dans un bras de fer avec la présidence de l'Autorité palestinienne, contrôlé par le Fatah, sur leurs pouvoirs respectifs, ce qui s'est traduit par des affrontements meurtriers entre partisans des deux camps dans la Bande de Gaza. Le Hamas conteste le droit de Abbas d'organiser un référendum et le soupçonne de chercher par le biais d'une telle consultation à court-circuiter le gouvernement issu des législatives de janvier remportées haut la main par le mouvement islamiste. L'OLP, dont Abbas est le chef, chapeaute les principaux mouvements nationalistes palestiniens. Il est dominé par le parti Fatah de Abbas alors que le Hamas n'en fait pas partie. ______________________________ Israël adopte un profil bas Le Quotidien-Agences Israël a adopté hier un profil bas sur le référendum que le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas veut organiser. "Le référendum est une affaire intérieure palestinienne dans laquelle nous ne voulons pas intervenir, toute ingérence de notre part ne pourrait que se retourner contre nous ou contre Mahmoud Abbas", a indiqué un responsable au bureau du Premier ministre Ehud Olmert. "Ce vote pourrait constituer une étape importante vers la création d'un Etat palestinien", a ajouté ce responsable, qui a requis l'anonymat. Interrogé sur la position d'Israël à propos d'un document de sortie de crise mis au point par des responsables palestiniens détenus par Israël et appartenant à différents groupes, ce responsable a souligné que ce "document ne peut constituer une base de négociation". "Il n'est pas question que ce texte puisse se substituer aux principes énoncés par la +Feuille de route+ (un plan de paix international) et aux conditions posées par le Quartette (Etats-Unis, Union Européenne, Russie et Onu) à l'ouverture de négociations directes avec les Palestiniens", a prévenu ce responsable.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com