Boumnijel fier d’être le Mondialiste le plus âgé : «Ca me rappelle un certain… Zoff»





En parcourant les listes des Mondialistes des différentes équipes, il est aisé de constater que Ali Boumnijel, âgé de quarante ans, sera leur doyen en Allemagne. Pourtant, ça n’a pas l’air de l’inquiéter. Il semble plutôt en être fier; «Sur le terrain, ce sont le talent et la compétence qui comptent, quel que soit l’âge. Je m’entraîne sérieusement et je me sens toujours aussi jeune. Je vais peut-être vous surprendre en avouant que mon âge avancé me donne des ailes pour être toujours aussi performant. Dieu merci, mes réflexes sont intacts et tant que ça dure, je continuerai à jouer». Boumnijel aura pour doublure le jeune Hamdi Kasraoui qui n’a que vingt-deux ans. Comment s’entendent-ils pour former un duo compétitif et solidaire? Le keeper des Aigles de Carthage estime que cette différence d’âge est profitable à tous les deux: «Quand il est avec moi, je me sens toujours aussi jeune. J’aime bien lui faire profiter de mon expérience et lui, pour sa part, se trouve rassuré d’être bien encadré par quelqu’un qui a tant joué avec la même envie de bien faire et le même sérieux. Hamdi se prépare, tout comme Nefzi, à prendre le flambeau et il a de la chance de côtoyer Boumnijel en E.N et Tizié à l’Espérance». * Une envie terrible de briller En Allemagne, on parlera beaucoup de Boumnijel, le joueur le plus âgé du Mondial 2006 et il sera, à l’occasion, très sollicité. Ce fait le motive davantage pour briller de mille feux: «Il y a eu plusieurs joueurs dans une telle situation et ils sont entrés dans l’histoire du Mondial. En Afrique, Roger Milla qui a été présent aux Etats-Unis en 1994 à l’âge de 41 ans, demeure un symbole pour tous les sportifs à travers le monde. Il en est de même pour Dino Zoff, le keeper italien qui, à 40 ans, a remporté la Coupe du monde en 1982 à Madrid. Je me rappelle encore ses performances et ses arrêts décisifs alors que certains doutaient de sa compétence avant le Mondial. J’ai une envie terrible de faire aussi bien que lui. Il a eu la chance de remporter le plus beau trophée au monde, et moi, je me contenterais de mener mon équipe au second tour et d’aller le plus loin possible. En un mot, mon âge avancé dan le monde du football ne me fait pas peur et me procure de la fierté. Je serai très motivé pour prouver que je mérite la confiance du sélectionneur et que l’âge n’empêche jamais la réalisation de grandes performances, à condition de faire preuve de sérieux, de persévérance, de force mentale et d’humilité». Sacré Sid’Ali! Kamel ZAIEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com