Tunisie – Italie : Hors des sentiers battus…!





Tunis - Le Quotidien La table ronde, qui a été organisée mercredi par notre confrère «Réalités», sur la coopération tuniso-italienne a eu le mérite de sortir radicalement des sentiers battus pour éclairer des facettes restées jusqu’à présent dans l’ombre pour le commun des mortels. Si notre confrère «Réalités» a prouvé un fait, c’est bien celui que la société civile est devenue un acteur majeur dans le débat national en Tunisie. Avec ce statut, «Réalités», a réuni, mercredi, un aréopage constitué de personnalités tunisiennes et italiennes du monde des affaires autour d’officiels de haut rang des deux pays. Une cinquantaine de personnes autour de la table en tant qu’acteurs du débat et une trentaine d’observateurs ont ainsi écouté les premiers jets de la part de l’ambassadeur d’Italie à Tunis et du ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale. L’ambassadeur souhaitait manifestement rappeler que le partenariat entre nos deux pays était réellement exceptionnel du fait qu’il ne s’agit pas de coopération toute simple mais aussi d’amitié affirmée avec les années. De fait, il y a 585 entreprises de participation italiennes en Tunisie, générant plus de 46 mille emplois et près d’un milliard de dinars d’investissement global. Et c’est le moment de sortir des sentiers battus quand M. Nouri Jouini prend la parole puisqu’il choisit d’ajouter au texte de son intervention une série de questions capitales qui remettent le débat sur de nouveaux rails. Ecoutez bien: -Quelle est la destinée de la coopération tuniso-italienne (bilatérale) au moment où la coopération euro-tunisienne (multilatérale) devient de plus en plus importante dans tous les domaines? -La coopération économique et financière est-elle suffisante? Faut-il prospecter d’autres domaines pour que cette coopération se fortifie? Le domaine culturel, par exemple? - Au niveau des compétences que représente la Tunisie pour l’Italie? Comment les Italiens évaluent-ils le savoir-faire tunisien? -Les investisseurs italiens sont-ils prêts à «sortir» de l’Italie? Vers où ? Sont-ils intéressés par la Tunisie? Sinon, comment devons-nous améliorer notre image? -Comment se présente aujourd’hui le rôle de la société civile? Audacieux, n’est-ce pas ! Et pour faire passer la «surprise», M. Taïeb Zahar directeur de «Réalités» propose une interrogation générique à ce flot de sincérité. Que devons-nous faire pour attirer davantage les investisseurs italiens? M. Zahar nous semble avoir tout dit. Car c’est évidemment notre propre motivation que nous devons toujours chercher à rafraîchir si nous souhaitons vraiment convaincre. Et c’est ce que fait M. Kamel Belkahia, le patron de la zone franche de Bizerte quand il rappelle que nous avons entre nos mains de réels pionniers: les bâteaux de luxe, le textile haut de gamme, l’acier laminé... «Cela marche très bien... et cela a de l’avenir». Un autre point de vue est à retenir pour avoir l’image complète de cette table ronde: les observations du juriste Nader Mahbouli qui a revendiqué la chasse aux pesanteurs et au manque de moyens de l’administration ainsi que du peu de cas que font certains agents de l’importance du «premier contact» avec les investisseurs étrangers Cerise sur le gâteau, M. Jouini a souligné que si les entreprises tunisiennes souhaitent réellement attirer les grands investisseurs italiens, elles doivent comprendre qu’elles doivent d’abord être en quantité et en qualité suffisante dans les domaines visés. La balle est dans leur camp. Manoubi AKROUT manoubi.akrout@planet.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com