Souad Chéhibi : Rien ne se perd, tout se transforme…





«Rien ne se perd, tout se transforme». La formule est de mise quand il s’agit d’observer Souad Chéhibi dans son atelier. Seul un tableau suffit pour reconnaître le coup de pinceau propre à l’artiste qui expose actuellement à l’Espace d’Art Bouabana. Souad Chéhibi expose en fait avec bien d’autres compagnons de route. Mais on connaît l’œuvre à l’ouvrier, comme on dit. Souad a le don de laisser fuser son pinceau au gré de son inspiration, laissant parfois au hasard des choses le temps de s’ajouter à la caractéristique de l’œuvre. Mais celle-ci en ressort unique car tout autant authentique, quelle en est la cause dites-vous ? L’artiste nous répond, en confiant qu’en matière d’art «on s’exhibe». «En fait, un tableau est le seul moyen de communication de l’artiste. On ne peut tricher en matière d’art. Si quelque chose pèse sur nous, il révèle illico dans un tableau. Celui-ci peut même traduire certains traits de caractère de l’artiste», renchérit-elle. Généreux, le trait de pinceau de Souad Chéhibi éclate en plusieurs lignes souples. Il est vrai que l’œuvre est abstraite mais l’artiste se doit en fait de respecter certaines règles élémentaires des arts plastiques. Une manière d’exprimer en fait ce qu’elle a appris durant ses sept années de formation au Centre culturel italien, entamée en 1990. Elle a, depuis, participé à des expositions collectives, réalisé bien d’autres personnelles et a notamment animé des ateliers d’arts plastiques pour enfants, un peu partout en Tunisie. Côté matière de travail, l’artiste use de tout ce qui ne sert plus ou qui est hors d’usage. Dans son art de la récupération, une bouteille en plastique ou n’importe quel autre ustensile de cuisine peut se transformer, comme par enchantement, en œuvre d’art portant son cachet. Pensez-y, car désormais rien n’est à jeter. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com