Circulation à Hammamet : L’été de tous les goulots d’étranglement …





Le problème des goulots d’étranglement dans la ville de Hammamet revient tel un leitmotiv au début de chaque saison estivale. C’est que toutes les stratégies concoctées par les autorités locales pour décongestionner la circulation ont eu jusqu’ici l’effet d’un coup d’épée dans l’eau. Hammamet - Le Quotidien Il est 21 heures tapantes en ce samedi soir du mois de juin. La cocophonie est indescriptible à l’entrée sud de la ville de Hammamet. La grande affluence des véhicules engorge la route menant au centre-ville. Le ronflement des moteurs, les interminables klaxons et le crissement des pneus chauffent à blanc les nerfs des automobilistes. Ici, les tacots côtoient les grosses berlines, les voitures de sport décapotables et quelques Hummers tout moteur vibrant. La scène ne surprend plus les Hammamétois qui se sont habitués aux embouteillages monstres avec la montée de mercure. La ville du jasmin attire de plus en plus les touristes étrangers, la jet-set locale et la petite bourgeoisie tunisienne. D’autant plus qu’elle ne manque pas d’atouts pour séduire outre la fameuse trilogie des trois “s” (sun, sea and sand), Hammamet abrite une ribambelle de boîtes de nuit branchées et d’unités hôtelières luxueuses. * Colmatage La mairie de la ville élabore chaque année un plan pour décongestionner la circulation. Mais faute de gros sous et de consultation des spécialistes en planification urbaine, ces plans s’apparentent souvent à une simple opération de toilettage et de colmatage. “Le plan de circulation élaborée cette année ressemble étrangement aux précédents. Il ne saurait prétendre maîtriser un phénomène intimement lié à un cadre plus général qui est celui de la planification urbaine d’une ville touristique en pleine métamorphose. Autrement dit, un plan de circulation ne pourrait être efficace que lorsqu’il intègre les modes de déplacement, la circulation automobile, le transport collectif, le stationnement, l’état de la voirie ...”, commente M. Salem Sahli, secrétaire général de l’Association d’Education Relative à l’Environnement de Hammamet (AERE). Que faire pour décongestionner la circulation ? Bien qu’elle soit une association spécialisée dans l’urbanisme, l’AERE a élaboré une stratégie qui mérite par le moins d’être étudiée par les autorités municipales. * Désengorgement La stratégie de désengorgement des routes de la ville du jasmin tourne autour de plusieurs axes. Il s’agit notamment de soulager le centre-ville du trafic de transit en facilitant l’accès aux différents quartiers grâce à des boucles de circulation desservant des parkings et en adaptant des rues secondaires telles celles de Mongi Slim, Habi Thameur et Hédi Chaker. L’intérêt de l’AERE se porte également sur des mesures concrètes visant à fluidifier la circulation à l’instar de la multiplication des entrées de la ville et de l’élargissement des avenues du Koweït et des Etats-Unis. Autre composante de la stratégie : le développement du transport en commun à travers l’amélioration de la voie ferrée pour qu’elle accueille un métro urbain, la révision du trajet du train touristique et la réduction du nombre des taxis. “La piétonisation des espaces jouxtant le fort, la Médina et le cimetière marin et la mise en place d’un plan local de stationnement pourraient également insuffler des bouffées d’oxygène à la ville”, conclut M. Sahli. Walid Khefifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com