Lemerre reconduit jusqu’en 2008 : Le sens d’un prolongement





C’était prévu et ça s’est concrétisé en Allemagne il y a deux jours. Roger Lemerre a rempilé pour deux ans et ce, quels que soient les résultats au Mondial 2006. M. Hammouda Ben Ammar, en homme averti, a tenu à éviter ce qui s’est passé en 1998 avec Henri Kasperzack qui était parti au Mondial sans s’être fixé sur son sort et à dû discuter sur place son engagement avec le club de Bastia. C’était légitime de sa part car rien n’était clair et les dirigeants de la FFT comptaient s’en débarrasser et n’avaient pas eu le courage de le lui dire avant le Mondial. * Dans la même logique Pour le cas de Lemerre, très similaire, il y avait deux solutions : soit le laisser partir une fois le Mondial terminé, et on pourrait le regretter au cas où l’équipe réussirait son aventure en Allemagne, soit prendre le risque de le garder, même en cas d’une désillusion à la Coupe du monde. Ben Ammar a opté pour la seconde alternative, étant convaincu de la compétence de son entraîneur et de sa capacité de donner encore plus à la sélection. Cette décision, a priori sage, pourrait être contestée par ceux qui espèrent le départ de Lemerre et qui pensent qu’il n’a plus rien à ajouter à une équipe en fin de cycle. De même, les journalistes qui ne supportent pas le «calvaire» imposé par Lemerre ne devraient pas être très contents de le retrouver encore aux commandes, mais là, c’est une autre paire de manches car eux aussi, ils ne sont pas pour autant irréprochables et aiment avoir affaire à un technicien plus souple, mais aussi plus... influençable. A présent, tout est clair. Roger Lemerre a déclaré il y a quelques jours qu’il est Tunisien et qu’il restera encore Tunisien. C’est chose faite, mais on espère que sa reconduction coïncide également avec une jolie performance en Allemagne qui n’est autre qu’une qualification au second tour. Reste à faire une précision. En prenant cette décision, M. Hammouda Ben Ammar semble être presque sûr de rester en place pour un nouveau mandat. Au vu des résultats réalisés (un titre de champion d’Afrique en 2004 et une qualification au Mondial 2006), son maintien est justifié et s’inscrit dans la même logique. L’avenir de l’EN, à court et à moyen termes, est prometteur si on continue à travailler avec le même sérieux et la même rigueur. Toutefois, on ne peut s’empêcher de penser encore au présent, à travers le Mondial d’Allemagne que nous abordons avec confiance et optimisme. Il serait navrant de le quitter la tête basse car la suite en sera affectée. Par contre, un exploit dans ce groupe H, abordable tout de même, comblera de joie et de fierté tous les Tunisiens, y compris ceux qui ne portent pas dans leur cœur le sélectionneur. En réussissant un tel exploit, il finira par faire taire tous ses détracteurs et par mettre d’accord tout le monde. Amen. Kamel Zaïem


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com