Année internationale des déserts et de la désertification : Et si le Sahara m’était conté !





Sous le thème: «Regards croisés: désert et désertification», l’Institut français de coopération (I.F.C) a célébré, jeudi, l’Année internationale des déserts et de la désertification. Il y avait au menu de cette manifestation, une projection-vidéo sur le désert, une conférence et une exposition. Par sa vocation scientifique et culturelle, l’I.F.C. veut apporter une contribution active à l’organisation des manifestations scientifiques d’une grande dimension. C’est dans ce contexte que la Médiathèque Charles-de-Gaulle, en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel, a accueilli avant-hier les festivités marquant la célébration de l’Année internationale des déserts et de la désertification en marge de la conférence de l’Unesco. Ainsi, après une brève présentation des objectifs que s’est fixés l’I.F.C, à travers cette manifestation, l’assistance a eu droit, jeudi dernier, à une projection-vidéo. Il s’agit de «Oasis», un film documentaire d'une durée de 27 minutes de Jean-Marie Destang, réalisé dans le Sud tunisien. Ce film braque pleins feux sur les us, la riche civilisation et les multiples facettes des traditions qui se sont épanouies dans le désert et plus particulièrement autour du palmier-dattier. Ce documentaire, bien que réalisé en 1994, par l’Institut de Recherche sur le Développement (I.R.D) qui avait, à l’époque, la dénomination de l’ORSTOM, reste d’actualité. En effet, selon Antoine Cornet, directeur de recherche à l’IRD, les éléments mis en exergue dans ce documentaire représentent d’une façon éclatante, le paysage naturel et humain du Sud tunisien, même s’il faut reconnaître quelque part, que cette région a connu des changements significatifs et positifs en ce qui concerne les outils de production, et les activités économiques entre autres. * Les mystères du désert D’autre part, la deuxième partie de cette soirée a été consacrée à une conférence sur le thème: «La désertification, un obstacle au développement» animée par Antoine Cornet. Dans son intervention, il a levé le voile sur les ambiguïtés liées au concept du mot: «Désert». Employé pour la première fois, en Tunisie au début du siècle dernier selon le conférencier, le mot désert revient de façon remarquée, dans le jargon environnemental dans les années 70. Le concept est utilisé aussi pour décrire la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides, sub-humides ou sèches. Cette désertification a un impact sur l’économie de tous les pays. En Tunisie, le coût social de la désertification est estimé à 103 millions de dollars, contre 42 milliards à l’échelle mondiale. La dernière partie de cette manifestation a été consacrée à une exposition sur le thème: «Eau douce, eau rare». Cette exposition qui se tient actuellement à la Médiathèque Charles-de-Gaulle jusqu’au 30 juin est une invitation à décrypter la valeur de l’eau en tant qu’élément nécessaire à la vie et qui est aussi source de la vie. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com