Corée : Optimisme de bon aloi





Le sélectionneur-adjoint de la Coré du Sud Pim Verbeek, l’un des architectes de la demi-finale de 2002, est convaincu que son équipe peut de nouveau concurrencer les meilleures nations et battre la France dimanche lors de son deuxième match du Mondial 2006. Pim Verbeek, qui était l’adjoint du Néerlandais Guus Hiddink en 2002 et est devenu celui de son compatriote Dick Advocaat en Allemagne, est persuadé que, dans la foulée de sa victoire contre le Togo (2-1) et sa prise de pouvoir dans le groupe G, «son» équipe n’a rien à perdre contre les Champions du monde 1998. Zidane, Vieira, Henry et consorts n’ont pas marqué en Coupe du monde depuis plus de 360 minutes et les Français sont, selon le Néerlandais, toujours à la recherche de leur forme passée, alors que le talent commence à vieillir comme l’a montré leur triste 0 à 0 contre la Suisse. «Il y a quatre ans ils se sont battus en vain, et, de ce que j’ai entendu, il semble que ce soit toujours le cas, ironise Verbeek. Mais ils ont beaucoup d’expérience internationale et savent que c’est leur dernière chance, car s’ils perdent contre nous, ils auront de graves ennuis». «Nous voulons donc gagner. Il nous reste deux matches et une victoire suffira. Le plus tôt sera le mieux», analyse encore l’ambitieux adjoint. * Toujours battus par la France «Si nous gagnons contre la France, on pourra faire tourner contre la Suisse. Si nous ne gagnons pas, nous serons ensuite obligés de jouer à fond. Alors je pense que tout le monde comprend que nous essaierons de gagner contre les Bleus et que nous pouvons le faire», analyse encore l’adjoint d’Advocaat. Prudent, Verbeek n’oublie cependant pas de faire redescendre la pression qui pèse sur les épaules de ses «guerriers Taeguks». «Nous pouvons nous détendre un peu. Si nous perdons ce match, on peut quand même atteindre les huitièmes de finale en battant la Suisse. Nous savons que nous sommes en bonne position, mais pas encore tirés d’affaire», estime-t-il encore. Car la Corée du Sud n’a jamais battu la France lors de ses deux précédentes confrontations, toutes deux à domicile, terrassée d’abord par un cinglant 0-5 lors de la Coupe des Confédérations 2001 puis 2-3 lors d’un utile match de préparation quelques jours avant le début du Mondial 2002. Mais pour l’encadrement technique de l’équipe, le fossé entre les deux équipes s’est depuis largement comblé: «c’est notre tour de gagner maintenant», clame ainsi Verbeek. «Je n’ai pas encore vu le match de la France, seulement les vidéos et les rapports. D’ici quelques jours nous aurons tout regardé attentivement, et nous serons prêts», annonce-t-il serein et confiant, conscient néanmoins que l’attente des supporteurs est encore plus forte qu’en 2002, où ils avaient été gâtés avec une demi-finale à la clé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com