Bush assure aux Irakiens qu’il ne les abandonnera pas : Une manœuvre politique selon ses détracteurs





Lors de son allocution hebdomadaire, le président américain, George W. Bush a assuré aux Irakiens qu’il ne les abandonnera pas. Une manœuvre politique, selon ses détracteurs, au moment où tous les Américains s’empoignent sur la question d’un retrait. Le Quotidien-Agences Le président George W. Bush a affirmé hier que les Etats-Unis n'abandonneraient pas l'Irak. "Il est vital que les Irakiens sachent avec certitude que l'Amérique ne les abandonnera pas après être allée aussi loin", a dit Bush. C'était l'un des buts de sa visite en Irak mardi, la première depuis novembre 2003, a-t-il dit dans son allocution radiophonique hebdomadaire. "Les défis qui subsistent en Irak sont sérieux" et requièrent "encore des sacrifices et de la patience de la part de notre pays", a-t-il dit en évoquant la persistance de la violence. "Mais nos efforts en Irak en valent la peine, cette mission est nécessaire à la sécurité du pays et nous allons réussir", a-t-il assuré. Bush s'exprimait à un moment où les antagonismes sont ravivés par les récents événements irakiens et l'approche des élections parlementaires de novembre. Après des mois de déconvenues, la mort du chef d'Al-Qaïda Abou Moussab al-Zarqaoui et la finalisation du gouvernement irakien ont convaincu la majorité républicaine, énergisée par la visite de Bush en Irak, qu'il fallait faire fructifier les bonnes nouvelles. La situation irakienne s'annonce comme un des enjeux majeurs des élections à mi-novembre. Une majorité d'Américains désapprouve l'action de Bush en Irak et réclame un début de retrait des 133.000 soldats américains. La Chambre des représentants a adopté vendredi à l'initiative des Républicains une résolution forçant quasiment les parlementaires à choisir entre soutenir Bush et les militaires américains et refuser tout calendrier de retrait ou faire le jeu des terroristes. Bush a lui-même indiqué que les nouveaux dirigeants irakiens lui avaient fait part à Bagdad de leur inquiétude de voir les Américains les laisser tomber. * Plan irakien Selon les conseillers de Bush, le nouveau gouvernement irakien constitue une rupture avec le passé et le président lui-même a affirmé que sa visite à Bagdad l'avait convaincu de la détermination du Premier ministre Nouri al-Maliki à relever l'Irak. Il a toutefois refusé d'imposer un quelconque calendrier au gouvernement irakien ou à ses troupes. Les responsables de la Maison Blanche espèrent que l'opinion publique va partager l'optimisme présidentiel. Mais, selon un nouveau sondage publié jeudi, Bush n'a l'appui que de 37% des personnes interrogées tandis que ceux désapprouvant sa gestion des affaires sont passés à 58%. Interrogés sur la mort de Zarqaoui le 7 juin, 53% des sondés ont estimé qu'elle permettrait d'améliorer la situation en Irak, mais 43% ont jugé qu'elle n'aurait aucun effet. Quelque 53% se disent pessimistes sur le succès de l'intervention militaire américaine en Irak. Les stratèges républicains estiment cependant que l'opinion peut basculer et insistent sur les divisions au sein du camp démocrate. Les démocrates apparaissent en effet plus divisés que jamais, incapables de se mettre d'accord sur la nécessité de fixer une date pour le retrait des troupes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com