Patrimoine : Sur les pas de Louis Foucher





Du côté de Sousse, les vestiges antiques de l’ancienne Hadrumète offerts à la postérité ouvrent une page de l’histoire restée intacte, a priori, jusqu’ici. C’est l’œuvre de plusieurs personnes dont le Français Louis Foucher auquel la société archéologique de Sousse consacre un livre hommage. C’est en 2003, que Louis Foucher a rendu l’âme à Sousse, la terre qu’il a tant chérie voire même portée au fond de son âme sensible pour le patrimoine. Depuis août 1946, Foucher, né en France en 1918, a résidé à Sousse en tant qu’enseignant de littérature française. La deuxième guerre mondiale et le cortège des destructions de vols des œuvres archéologiques n’a pas manqué de raviver en Foucher la flamme de la recherche scientifique en la matière, en vue de conserver les statuettes, des tableaux, des mosaïques et bien d’autres richesses de notre pays. Il s’est lancé, alors, dans la découverte et la préservation du patrimoine d’Hadrumète. La reconnaissance des Hadrumétiens n’a pas tardé à venir. Foucher est dès lors considéré comme l’un des spécialistes émérites en la matière. Aujourd’hui, ses élèves et compagnons de route l’ayant côtoyé de son vécu en Tunisie témoignent de son apport sur le patrimoine national. Dans un livre édité par la société archéologique de Sousse, titré «Louis Foucher un citoyen de Sousse», ont lit des textes des conférences données par le défunt et des commentaires sur son parcours, écrits par des Tunisiens. On en cite le texte de Abdeljelil Bouraoui, le président de l’Association de sauvegarde de la Médina de Sousse qui a montré de rôle de Foucher et de bien d’autres figures de proue à conserver les legs de l’histoire du côté de Sousse. Il rappelle quelques noms dont André lézine, Hassen Hosni Abdelwahab, Mustapha Slimène Zbiss et Louis Foucher. Grâce à leurs œuvres, la cité de Sousse, a été inscrite sur la liste du Patrimoine mondial. Hédi Slim, un directeur de recherche à l’Institut national du patrimoine de Tunis puise dans un texte qu’il a publié dans le magazine «Antiquités africaines» pour montrer que Foucher a découvert des sites dans la région du Sahel méconnus du commun des mortels. «Il entreprit des fouilles de sauvegarde notamment à Themétra (Chott Mariem), Salacta, Zéramdine, Sidi El Hani, Touza, Menzel Harb, Bouhjar, Uzitta, Lemta et surtout El Jem où la multiplication, dès les premiers jours de l’Indépendance, des travaux d’urbanisme et d’aménagements territoriaux menés à grande échelle par des chantiers d’assistance sociale avaient provoqué la mise à jour de nombreux vestiges d’époque punique et romaine», écrit-il. D’autres témoignages ne manquent pas d’importance dont celui de Myriam Morel-Deledalle, conservateur du musée d’histoire de Marseille, Hédhili Chaouach, le président de la société archéologique de Sousse... Il en ressort un ouvrage qui rafraîchit les méninges de certains nostalgiques, et renoue avec une page de notre histoire pour les néophytes. Mona BEN GAMRA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com