Résolution de l’ONU contre l’Iran : Les cinq affichent leurs divergences





Les chefs de la diplomatie des cinq Grands et de l'Allemagne ont discuté lundi soir pendant plus de trois heures du dossier nucléaire iranien sans parvenir à un accord sur une résolution contraignante pour Téhéran. Le Quotidien-Agences «Il n'y a pas encore d'accord sur le fait qu'il devrait y avoir une résolution faisant référence au chapitre VII" de la charte des Nations unies, qui ouvre la voie à de possibles sanctions et en dernier ressort à un recours à la force, a indiqué un haut responsable américain ayant requis l'anonymat. "Les chances d'un accord cette semaine ne sont pas bonnes", a-t-il ajouté, alors que Washington avait récemment exprimé sa confiance pour l'adoption prochaine d'une telle résolution. "Nous ne sommes pas entrés dans le détail du texte", a précisé le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. Selon le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, cité mardi par les agences russes, les discussions à New York n'ont pas porté sur d'éventuelles sanctions concrètes contre l'Iran. Les négociations, y compris des pourparlers directs entre les grandes puissances et l'Iran, doivent se poursuivre, a-t-il insisté. Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a estimé qu'il restait "cinq à six questions en suspens" pour trouver un accord sur une résolution de l'Onu sur l'Iran. "Nous devons dans tous les cas nous assurer qu'aucun automatisme ne soit amorcé qui ne soit plus contrôlable par la suite", a dit le ministre. "Tous les participants ont donné des assurances" dans cette direction, a-t-il précisé. La Chine a pour sa part de nouveau appelé au calme hier et à la poursuite des efforts diplomatiques pour résoudre la crise. Plus de trois heures de discussions, entrecoupées d'un dîner offert par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dans un grand hôtel de New York, n'ont pas permis d'aplanir les divergences. * Téhéran se félicite Après l’échec de la réunion, le principal dirigeant iranien chargé du dossier nucléaire Ali Larijani s'est félicité mardi à Athènes de la position "réaliste" de la Chine et la Russie. "Nous pouvons estimer que certains pays se conduisent de manière plus réaliste" dans le dossier nucléaire, a déclaré Larijani, citant "la Chine et la Russie", à l'issue d'une réunion avec la ministre des Affaires étrangères grecque Dora Bakoyannis. "D'autres pays essayent de créer des casse-têtes, je viens d'une région où beaucoup de casse-têtes ont été créés par les Etats-Unis", a poursuivi le dirigeant iranien. "Notre conseil à l'Union européenne est de ne pas suivre la politique d'un pays qui crée des casse-têtes dans la région. L'UE peut jouer un rôle constructif", a encore dit Larijani. Evoquant la proposition russe, au terme de laquelle Moscou se chargerait de l'enrichissement de l'uranium iranien, Ali Larijani a déclaré qu'elle "pouvait avancer", ajoutant toutefois qu'il faudrait "du temps pour arriver à un résultat positif".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com